Fongicide ancestral, cette préparation trouve de multiples emplois au jardin. Elle doit son nom à son origine bordelaise, où les vignes souffraient du mildiou, mais bien d’autres légendes ont été colportées sur sa découverte. Il n’en reste pas moins qu’elle est un remède efficace contre les maladies cryptogamiques de beaucoup de cultures.

Les principales caractéristiques de la bouillie bordelaise
Il s’agit d’une solution de sulfate de cuivre et de chaux. Elle est diluée dans l’eau à hauteur de 10g à 20g par litre d’eau. Ces dosages sont à respecter car le sulfate de cuivre reste une matière toxique qui brûle notamment le feuillage. Pour les mêmes raisons, les pulvérisations de bouillie bordelaise ne se feront pas en plein soleil ou par forte chaleur.
Plusieurs marques distribuent la bouillie bordelaise conditionnée en poudre bleue à dissoudre et à pulvériser.
Ses propriétés sont celles d’un fongicide qui enraye les maladies causées par les champignons. Elle fait partie avec le soufre des fongicides minéraux par opposition à la catégorie des actifs « de synthèse » tels que le manèbe ou thirame.

Les principaux usages
La bouillie bordelaise joue le rôle d’un désinfectant qui s’applique aussi bien sur les dernières coupes ou entailles du gel que sur les « plaies » plus anciennes.
Elle s’emploie l’automne en prévention, lors de la chute des feuilles, puis au printemps, juste avant le bourgeonnement.
Elle permet en particulier de contrer les maladies suivantes :
– le chancre bactérien (pour les pommiers et poiriers)
– le coryneum ou criblure (arbres à noyau)
– l’entomosporiose (du cognassier, du poirier, du photinia)
– la gommose des arbres à noyau
– le mildiou (pour les vignes, tomates et pommes de terre)
– la tavelure (pommier, poirier, pyracantha)