Par leur sucre, les fruits attirent bien des insectes et des oiseaux qu’il convient d’éloigner, car une fois installés, ils ne partagent pas la cueillette. Des procédés naturels, qui n’empoisonnent ni les fruits, ni la terre, sont efficacement mis en œuvre.

Détruire les colonies d’œufs, de larves et de pucerons
Après la chute des feuilles en automne, il est utile de pulvériser de l’huile minérale paraffinique. Elle désagrège la couche cireuse des carapaces des larves et les étouffe. Ce traitement est efficace sur les acariens et beaucoup d’insectes (puceron lanigère, cochenille). Le traitement est à renouveler au débourrement, avant l’ouverture des bourgeons à la sortie de l’hiver.

Il faut également se débarrasser des fourmis qui entretiennent les pucerons. L’opération consiste à poser autour du tronc un collier de glu infranchissable par les fourmis. On découpe une bande engluée d’une longueur égale à la circonférence du tronc et on la place face engluée contre le tronc, à l’abri des oiseaux et de la pluie. Ainsi les fourmis sont bloquées dans leur ascension.

Empêcher les vers dans le fruit
Sont particulièrement sensibles aux asticots les fruits à pépins. On peut suspendre dans les arbres des pièges à phéromones pour brouiller les pistes olfactives. Ces pièges, mis au point en particulier contre les carpocapses, mouches de l’olivier, de la cerise, vers de la prune…, diffusent une hormone attirant le parasite mâle. Ils sont assortis d’une plaque engluée sur laquelle les insectes vont se coller.
Les pièges seront installés en prévention dès la fin de l’hiver. Si les insectes sont trop nombreux, il faudra traiter avec un insecticide végétal.
D’autres pièges existent pour empêcher les attaques sur les fruits murs, notamment des guêpes sur les raisins et poires. Il est souvent proposé d’emballer dans des sachets les plus beaux fruits.

Effaroucher les oiseaux
Petits fruits rouges et cerisiers sont la proie des oiseaux. Une première parade est de ne cultiver que des variétés de groseilles, framboises et cerises blanches ou jaunes. Dans ces couleurs moins voyantes, ces fruits perdront nettement de leur attrait.
Sinon, rien de plus simple que de reproduire la logique de l’épouvantail en plaçant au bout des branches des rubans effaroucheurs qui oscillent avec le vent. Leurs reflets métalliques ou irisés feront fuir les voleurs et signaleront le danger si vous avez recouvert d’un filet invisible les rangs de baies rouges. Les rubans empêcheront que les oiseaux ne se piègent dans les mailles.