Le venturia inaequalis est le champignon pathogène. Actif d’avril à juillet à la faveur de la douceur et de l’humidité du climat, ce champignon se manifeste par des taches brunes ou grisâtres sur les feuilles et les pommes. Pour un arbre très atteint, les fruits sont petits et mal formés, entièrement recouverts de taches crevassées.

Propre au pommier, cette maladie infecte aussi le saule et le peuplier, bien que le champignon soit dénommé autrement pour ces deux espèces. Les arbres les plus vulnérables seront ceux au houppier très fourni, ainsi que ceux dont l’écorce présente des blessures provoquées par le gel ou des coups de sécateur. La tavelure du pommier hiverne dans les blessures de l’arbre et au sol, du fait des feuilles et fruits contaminés tombés par terre. Elle se réactive au printemps suivant et prolifère par temps humide.

Il est recommandé dans un premier temps d’implanter des variétés résistantes au champignon telles que ‘Prima’ ou ‘Florina’. Ensuite, un bon entretient de l’arbre permet de couper court à son développement. En cas d’infection, il faut couper les parties blessées et prendre soin de ramasser tous les fruits et feuillages tombés au sol. Ces déchets seront impérativement brûlés. Il est également possible de pulvériser un fongicide à base de mancozèbe, manèbe ou myclobutanil dès les premières taches. La rapidité de la coupe et du traitement des branches malades est la clé de la guérison de l’arbre.