Une haie fleurie à la place des thuyas

Pratiques pour la barrière hermétique qu’offrent leurs feuillages fournis et persistants, les cyprès, lauriers sauce, troènes et populaire thuyas finissent par lasser de leur morne alignement uniformément vert. Ce n’est pourtant pas une fatalité et des arbustes à fleurs peuvent aussi bien former un rempart qui joindra l’utile à l’agréable.

Déterminer la composition de la haie

Le jardin est décoré dès le seuil par une haie de diverses espèces alternant leurs floraisons et changeant la couleur de leurs feuillages au fil des saisons. On jouera non seulement sur les variations de couleurs, mais également sur les associations de formes et de hauteurs de façon à recréer un mur végétal continu. Spirées et boules de neige accompagneront prunus et églantiers.

S’agissant de se cacher des voisins et des passants, été comme hiver, on privilégiera les arbustes et arbrisseaux à feuillage persistant, tel que le chèvrefeuille arbustif, le rhododendron, le pittospore du Japon, les bambous, orangers du Mexique ou autres pyracanthas, sans oublier le houx et le lierre… le choix est vaste pour convenir à tous les climats et tous les sols.

Aménager sa haie fleurie

La disposition des arbustes sera réfléchie en fonction de leur période de floraison. Pour avoir un rendu ininterrompu, il est nécessaire d’associer au moins 3 espèces différentes. Si la haie s’étire en longueur, elle pourra associer 5 espèces d’arbustes. Si parmi les variétés retenues, certaines sont dénuées de branches basses, le vide sera comblé par des vivaces de faible hauteur ou des bulbes.

Le terrain sera creusé sur 40 cm un mois avant la plantation. Le sol est bêché début octobre pour planter les premiers arbustes début novembre, juste avant la période de gel. Si besoin, le reste des plantations sera reporté au début du printemps. La terre du jardin sera amendée selon les cas et mélangée à du terreau. Quant aux arbustes, ils seront plantés au moins à 70cm d’écart les uns des autres.