Cultiver un jardin intérieur décoratif n’est pas aussi contraignant qu’on pourrait le penser dès lors que l’on installe le bon équipement.

L’équipement d’un jardin intérieur

Aloé vera, pachira aquatica ou cactées conservent leurs couleurs sous une lampe horticole. L’investissement pour un jardin intérieur consiste en des pots et des coupelles qui retiendront l’eau, une lampe à spectre lumineux adéquate, un réflecteur muni d’un ballast, un minuteur pour alterner les heures de jour et de nuit et un dispositif de mesure de la température et de l’hygrométrie.

1 – L’éclairage

Le réflecteur est installé au plafond avec un crochet et un filin de fer dont la longueur sera ajustable pour suivre la croissance des plantes. L’ampoule doit être placée entre 30 et 90 centimètres au dessus du feuillage. Une fois l’ampoule vissée (avec un chiffon pour ne laisser aucune trace de doigt qui risquerait de faire exploser l’ampoule en chauffant), il faut attendre que le gaz se stabilise avant d’allumer la lampe. Une lampe produisant 9000mWm2 convient à la plupart des plantes (6000mWm2 seulement pour des concombres). La lumière doit se réfléchir sur la surface environnante. Sols et murs seront blancs, voire réfléchissants.

Le réflecteur produit de la lumière et un peu de chaleur ce qui ne nuira pas aux cactées et plantes tropicales. Dans un environnement à 17°C, leur croissance est ralentie. L’idéal pour ces plantes est un environnement dont la température sera comprise entre 20 et 24°C.

2 – Le choix des plantes et du substrat

Le substrat sera adapté aux besoins particuliers des plantes rassemblées dans ce jardin intérieur.

Pour les cactus, le substrat drainant mélange terre, sable et petits cailloux de différents diamètres.

Pour les plantes tropicales, telles que l’oreille d’éléphant (Alocasia calidora), le pied d’éléphant (beaucarnéa) ou le pachira aquatica, le substrat sera bien noir et drainant.

Le terreau de jardinerie sera éventuellement enrichi par une terre de jardin fine et légère, du fumier de cheval composté et de la perlite.

3 – L’alternance du jour et de la nuit

Les plantes aussi ont besoin de dormir au moins 6 heures. Il est nécessaire d’installer un minuteur qui programme un noir total pendant 6 heures et 18 heures de lumière, surtout en période de croissance. Cette alternance permet de ne pas fatiguer les plantes. En abaissant la durée d’éclairage à 12 heures, la floraison est stimulée.

Faut-il encore que toutes les plantes baignent dans la même lumière. Les plus grandes ne doivent pas faire de l’ombre aux plus petites. Il importe d’installer les plus volumineuses en périphérie et disposer les plus petites au centre de la pièce, chacune étant correctement espacées.

4 – Arrosage et humidité

La fréquence de l’arrosage dépendra des besoins de chaque plante. Les cactées sont parmi les plus sobres et leur arrosage sera faible. Pour certaines plantes, les feuilles doivent également être vaporisées.

L’humidité de l’air doit être maintenue entre 40 et 50%.

Il faut aussi penser à tourner les plantes de temps en temps, ameublir la surface du pot pour favoriser la pénétration de l’eau et maintenir chaque plante à une bonne distance l’une de l’autre pour permettre une bonne aération et empêcher des moisissures de proliférer.