Les plantes envahissantes à maîtriser
Les végétaux à racines traçantes sont très recherchés pour retenir les talus. En revanche, ils se montrent très envahissants. Les sorbarias à feuilles de sorbier, bambous, amélanchiers du Canada, lilas communs et peupliers faux trembles gagnent à être contenus dès le moment de leur plantation.

Les barrières antirhizomes

Ces plantes développent des drageons, dits stolons ou rejets, sur leurs racines ou rhizomes souterrains. Ce n’est pas en employant des désherbants chimiques que l’on vient à bout de leurs drageons.
S’ils sont visibles sur la pelouse, passer la tondeuse est une première solution ainsi que de les sectionner manuellement, le plus profondément possible, dès qu’ils pointent. Ce travail régulièrement renouvelé s’avère fastidieux à la longue. La pose d’une barrière antirhizomes épargnera vos forces.
Conçue pour bloquer le drageonnement des bambous, cette barrière s’est avérée efficace pour contenir l’expansion des autres plantes. Il s’agit d’un film en polypropylène semi-rigide de 70 cm de hauteur qui est généralement vendu en rouleaux de 5 à 10 m.
Installée dans les trous de plantation, la bande est déroulée tout le long de la périphérie et dépasse la surface du sol de quelques centimètres. On incline le haut de la barrière de 15° par rapport à la verticale, en direction du terrain à protéger. Les racines parvenues à la barrière se dirigeront vers le haut et seront beaucoup plus faciles à couper

Trois espèces drageonnantes, envahissantes et prolifiques

Les bambous
La pose d’une barrière est fortement recommandée pour les sasa palmata, pleioblastus et phyllostachys dont les rejets sont très vigoureux et capables de soulever des dalles.
Le sumac de Virginie
Ce sont les racines superficielles du sumac (Rhus typhina) qui drageonnent. Les racines profondes ne produisent pas de rejet. Par conséquent, il suffit de le planter dans un grand conteneur sans fond. Rappelons que sa manipulation est délicate pour les personnes allergiques car c’est une plante urticante.
Le robinier ou faux acacia
Le robinia pseudoacacia génère des rejets que l’on fauche 2 ou 3 fois par an. La barrière antirhizomes offre une solution de secours si ces rejets proviennent d’une propriété voisine.