Archive for janvier, 2012

Se débarrasser des parasites du verger

lundi, janvier 30th, 2012

Par leur sucre, les fruits attirent bien des insectes et des oiseaux qu’il convient d’éloigner, car une fois installés, ils ne partagent pas la cueillette. Des procédés naturels, qui n’empoisonnent ni les fruits, ni la terre, sont efficacement mis en œuvre.

Détruire les colonies d’œufs, de larves et de pucerons
Après la chute des feuilles en automne, il est utile de pulvériser de l’huile minérale paraffinique. Elle désagrège la couche cireuse des carapaces des larves et les étouffe. Ce traitement est efficace sur les acariens et beaucoup d’insectes (puceron lanigère, cochenille). Le traitement est à renouveler au débourrement, avant l’ouverture des bourgeons à la sortie de l’hiver.

Il faut également se débarrasser des fourmis qui entretiennent les pucerons. L’opération consiste à poser autour du tronc un collier de glu infranchissable par les fourmis. On découpe une bande engluée d’une longueur égale à la circonférence du tronc et on la place face engluée contre le tronc, à l’abri des oiseaux et de la pluie. Ainsi les fourmis sont bloquées dans leur ascension.

Empêcher les vers dans le fruit
Sont particulièrement sensibles aux asticots les fruits à pépins. On peut suspendre dans les arbres des pièges à phéromones pour brouiller les pistes olfactives. Ces pièges, mis au point en particulier contre les carpocapses, mouches de l’olivier, de la cerise, vers de la prune…, diffusent une hormone attirant le parasite mâle. Ils sont assortis d’une plaque engluée sur laquelle les insectes vont se coller.
Les pièges seront installés en prévention dès la fin de l’hiver. Si les insectes sont trop nombreux, il faudra traiter avec un insecticide végétal.
D’autres pièges existent pour empêcher les attaques sur les fruits murs, notamment des guêpes sur les raisins et poires. Il est souvent proposé d’emballer dans des sachets les plus beaux fruits.

Effaroucher les oiseaux
Petits fruits rouges et cerisiers sont la proie des oiseaux. Une première parade est de ne cultiver que des variétés de groseilles, framboises et cerises blanches ou jaunes. Dans ces couleurs moins voyantes, ces fruits perdront nettement de leur attrait.
Sinon, rien de plus simple que de reproduire la logique de l’épouvantail en plaçant au bout des branches des rubans effaroucheurs qui oscillent avec le vent. Leurs reflets métalliques ou irisés feront fuir les voleurs et signaleront le danger si vous avez recouvert d’un filet invisible les rangs de baies rouges. Les rubans empêcheront que les oiseaux ne se piègent dans les mailles.

Prévenir et guérir des maladies les arbres fruitiers

mardi, janvier 24th, 2012


Moins dangereuses que les invasions de parasites, les maladies sont connues et peuvent être traitées ou évitées par des mesures sanitaires exclusivement naturelles. Cela passe par une bonne hygiène et des traitements de fond préventifs dès l’automne.

Deux mesures d’hygiènes simples : brosser la mousse, ramasser les feuilles

Selon les régions, les troncs et les branches ont tendance à être régulièrement recouverts de mousse. Pour poétique qu’elle soit, elle est un foyer de multiple champignons nocifs pour la santé de l’arbre. On l’élimine en passant un badigeon blanc. Rien n’interdit d’être fantaisiste et de colorer ce badigeon avec les pigments de son choix pour obtenir des troncs multicolores dans son jardin…
Les amas de feuilles mortes sont également des nids à germes. Il est donc recommandé de les brûler avec les fruits tombés à terre ou pourris sur l’arbre.

Les traitement préventifs

L’automne venu, on pulvérise de l’oxyde cuivreux. Ses propriétés protègent les fruitiers du chancre, de la bactériose mais aussi du mildiou de la vigne et de la tavelure qui attaque pommiers et poiriers. Ce produit est commercialisé sous le générique “Maladies des arbres fruitiers”.
Le traitement commence en automne, au moment de la chute des feuilles et est régulièrement renouvelé jusqu’à l’apparition des bourgeons. En revanche, il ne faut pas que l’oxyde cuivreux touche les fleurs.
L’écorce est également traitée de l’automne jusqu’au printemps par le traditionnel badigeon blanc à la chaux pour empêcher le développement des lichens, mousses et champignons responsables des maladies. Il est appliqué au pinceau par temps sec lorsqu’il ne gèle pas.

Lutter contre la cloque du pêcher

La cloque du pêcher est provoquée par un champignon qui sévit particulièrement lors des printemps froids. On utilise de l’oxychlorure de cuivre en prévention et un traitement de fond à la bouillie bordelaise sera engagé pour les variétés très sensibles.
L’oxychlorure de cuivre est d’abord pulvérisé avant et après la chute des feuilles. L’opération est renouvelée au débourrement, puis pendant la floraison et le développement des feuilles.

Préparez la plantation des arbres fruitiers

mardi, janvier 17th, 2012

Préparation de la terre du verger
La plantation des arbres fruitiers se programme en novembre. Ce rendez-vous implique que l’on prépare le terrain dès le mois d’octobre si l’on veut s’assurer de la reprise.

Préparer les trous de plantation

Les trous de plantation seront creusés 3 à 4 semaines à l’avance de façon à ce que les racines du fruitiers trouvent une terre souple et déjà ameublie, dans laquelle elles pourront facilement s’installer et progresser.
Le trou sera le plus large possible et d’au moins 1m de côté et profond de 70 cm à 1 m, même si le plant est encore petit. Il faudra d’autant plus prévoir large si la terre est pauvre.

Améliorer sa terre

En formant le trou on réservera d’un côté la terre arable (de surface) et de l’autre la terre végétale. Le fond du trou sera pioché sur 30cm et s’il s’avère que ce sont des remblais, il faudra les remplacer par de la terre (prévoir au moins 2 sacs).
Des amendements sont alors apportés à la terre du fond du trou. Elle sera enrichie par une demi-brouette de compost ou de fumier ou même de l’or brun. L’apport est mélangé à la pelle-bêche puis recouvert d’un peu de terre arable.
La terre ainsi préparée est laissée à ciel ouvert 3 ou 4 semaines avant la plantation.

Les bonnes conditions pour creuser une plate-bande

dimanche, janvier 15th, 2012


Après avoir dessiné les courbes ou les lignes de la plate-bande, l’avoir envisagée dans toutes ses dimensions, il ne reste plus qu’à passer à l’attaque du terrain. La formation du trou s’accompagnera d’un entretien du sol pour lui restituer toutes ses qualités nutritives.

Retirer le gazon

Si le terrain est recouvert d’un gazon sec, il est indispensable de l’arroser copieusement la veille des travaux. On délimite les contours de la plate-bande avec le tuyau d’arrosage disposé tout autour qui sert de guide à la découpe du gazon. Cette opération est effectuée avec un coupe-bordure soigneusement aiguisé ou une pelle-bêche.
La pelouse est alors retirée progressivement par plaques de 20 cm x 60 cm. Si la plate-bande est envisagée sur un large espace, il est préférable de louer une machine à dégazonner, service proposé dans la plupart des centres de location d’outillage.

Enrichir le sol au compost

Dégagé de la pelouse, le sol apparaît dans toutes ses caractéristiques. Ajouter du compost n’aura que des effets bénéfiques sur la qualité de la terre. Riche en humus, le compost a la propriété d’ameublir les sols argileux, lourds et compacts. Il améliore du même coup la capacité de rétention d’eau de ces sols en principe imperméables. Dans un milieu sableux, l’humus ralentit le lessivage et l’érosion du sol en favorisant l’absorption de l’eau et des éléments nutritifs.
Une épaisseur de 2 cm de compost sera répandue sur toute l’aire de la plate-bande, soit une douzaine de sacs de compost de 38 L par 10 mètres carrés de plate-bande. C’est aussi l’occasion de déverser des os moulus (2 kg /10 m2), ou un engrais à dégagement lent riche en potassium pour favoriser la floraison des annuelles et des vivaces (1 kg /10 m2).

Compost et fertilisants seront amalgamés à la terre de la plate bande en mélangeant l’ensemble sur 20 à 25 cm de profondeur en employant un rotoculteur ou une pelle-bêche. La terre sera donc déjà ameublie pour recevoir les nouvelles plantations. Du fait de ce mélange et ameublissement, le niveau de la plate-bande excède de 5 à 10 cm la hauteur du sol avoisinant. Reste à l’aplanir avec un râteau.

Une plate-bande nettement délimitée

Pour empêcher la plate-bande d’être envahie par le gazon de la périphérie, il est possible de fixer dans le sol à l’aide de piquets une bordure en acier, en aluminium ou en polyéthylène. A défaut, on creuse une tranchée à l’aide d’un coupe-bordure en forme de V. Cela aura l’air plus naturel et la rigole ne demande à être refaite qu’une fois par an.

Les derniers préalables aux plantations

Pour choisir les plantes capables de s’épanouir dans ce sol, il est nécessaire de l’analyser et de lui apporter les amendements adéquates.
Par conséquent, on recherchera d’abord le pH du sol, pour identifier son acidité. Un pH inférieur à 7 caractérise un sol acide. Un pH supérieur à 7 caractérise un sol alcalin, et un sol est neutre lorsque son pH est exactement égal à 7. Soit l’analyse est confiée à une jardinerie, soit on se contente d’une mesure approximative avec un pH-mètre de poche. Ainsi, le choix pour des plantes acidophiles (bruyères, rhododendrons…) sera-t-il éclairé. Une terre acide peut être corrigée par un ajout de chaux au printemps ou à l’automne, un jour où le sol est sec et 2 à 3 semaines avant d’apporter le compost.
Hormis le compost, d’autres éléments nutritifs pourront être apportés. Selon l’enrichissement désiré, on aura recours au fumier, à la tourbe de sphaigne ou à la terre noire.

Alerte au froid

jeudi, janvier 12th, 2012

Protéger du froid son jardin

Des protections sont à installer pour protéger du froid son jardin, en particulier des ravages de la neige et du gel.

 

La neige amie des plantes, ennemie des branches

Chargée d’eau, la neige accumulée sur les branches est un facteur de casse. Les vulnérables topiaires, conifères, haies et bambous seront régulièrement débarrassés de la neige. A l’inverse, la neige joue l’effet d’un manteau protecteur pour les plantes vivaces et plantes alpines qui ne gèleront pas. De plus, chargée d’azote, l’eau de la neige pénètre dans le sol au moment de la fonte, rien de meilleur !

 

Protéger les plantes et arbustes du jardin d’ornement

Selon la sévérité de l’hiver et la fragilité des plantes, plusieurs opérations peuvent être entreprises pour garder tout le monde au chaud :

– recouvrir de feuilles mortes les pieds des plus frileuses, ou les mettre sous serre et, si possible, les déplacer dans une véranda

– former un édredon de paille pour recouvrir les plantes vivaces

– placer les plantes en pot sous film plastique

– coincer une vitre en verre ou en résine au-dessus des petites plantes de rocailles (vitre que l’on se dépêche d’ôter en cas de soleil) et mettre sous cloche les fleurs fragiles

– habiller de manchons les bananiers, fougères et palmiers

– mettre en jauge les arbres et arbustes qui attendent leur plantation

Il est recommandé de cultiver des plantes adéquates dans les coins les plus froids du jardin.

Protéger son potager

Plusieurs solutions peuvent être mises en œuvre pour préserver les légumes du froid :

– mettre sous cloche les légumes les plus vulnérables ou utiliser un voile d’hivernage ou encore les placer sous un tunnel en fonction de la longueur du rang

– stabiliser la température du sol grâce à un paillis épais qui empêchera également la terre de trop se tasser sous l’effet de la pluie. Le paillis est formé de paille, ou de foin, ou de vieux compost

– former des buttes de terre aux pieds des légumes. De 20 à 25 centimètres de hauteur, ces buttes doivent être formées de terre sèche qui ne pénètrera pas au cœur des touffes, sous peine de provoquer le pourrissement de la plante.

Construction d’une mini-serre chauffante

lundi, janvier 9th, 2012

Pour protéger les semis d’hiver et les boutures, il est possible de réaliser très simplement une mini-serre de façon à conserver une température de 20°C à 25°C, indispensable pour les plantes exotiques.

Pour générer des plantes vigoureuses, la germination doit être rapide et réalisée dans de bonnes conditions. Le chauffage ne sera coupé qu’une fois les graines levées.

La mini-serre chauffante consiste en une caissette de polystyrène récupérée chez le poissonnier et dont les coins d’évacuation seront boucher avec des chiffons. On posera dessus une plaque en Plexiglas pour conserver une bonne hydrométrie et gagner quelques degrés de plus.
On installe au fond de la caisse un cordon chauffant pour aquaterrarium, puis on dispose le terreau pour semis. Il ne reste plus qu’à planter dans le terreau un thermomètre étanche pour surveiller la température.

Construction d’un châssis pour les semis d’hiver

lundi, janvier 2nd, 2012

Il est possible de démarrer ses cultures avant le printemps mais à condition d’installer ses semis à l’abri du gel, des intempéries, des limaces et des insectes. Construire un châssis est le préliminaire indispensable à une récolte précoce de légumes. Il s’agit d’un coffre coiffé d’un cadre refermé par un carreau de verre ou un plastique transparent, exposé plein sud. Le principe est donc assez simple, mais sa réalisation et son utilisation exigent un minimum de rigueur.

 

L’assemblage d’un châssis.

On montera un châssis à l’abri du vent, idéalement le long du mur de la maison ou derrière une haie, avec une exposition au soleil pour obtenir la chaleur nécessaire à la germination des graines.

 

Le coffre

Il faut commencer par construire un coffre en bois. Les jardiniers engagés dans une démarche écologique écarteront les bois exotiques imputrescibles, et utiliseront du châtaignier ou du robinier. On peut aussi utiliser des résineux comme le mélèze ou le douglas.

Dans les régions plus froides, la structure conservera mieux la chaleur s’il s’agit d’une maçonnerie en brique ou en pierre.

Il faut compter une largeur de 70 cm pour pouvoir accéder au fond du coffre avec les mains sans avoir à entrer à l’intérieur. La longueur dépendra des semis envisagés. De plus, il faut prévoir une inclinaison de la toiture ou du couvercle de l’ordre de 15 à 20 cm de dénivelé entre la partie avant et la partie arrière du coffre. Il s’agit de favoriser la pénétration de la lumière et l’écoulement de la pluie.

 

Le cadre et sa couverture

Le cadre est fait en métal ou en bois et se fixe à l’arrière du coffre à l’aide de charnières. On installe une poignée ou une butée pour pouvoir soulever le châssis et le maintenir ouvert.

Le châssis est recouvert de plaques en verre ou d’un plastique. Une couverture en verre sera bien isolante mais relativement fragile et rend le dispositif plus lourd. Si la couverture est en plastique, elle sera facile à installer mais elle sera moins isolante et devra régulièrement être changée pour parer aux dégradations du plastique.

Le mystère de la couche chaude

Il s’agit de la source de chaleur à l’intérieur du coffre. Elle est obtenue par la fermentation de fumier.

Avec un fumier frais de cheval, la température se maintient à 25°C pendant 4 à 5 semaines. Le fumier frais d’ovins ou de bovins est réputé chauffer plus longtemps mais la température est plus basse.

Dans un trou de 60 cm de profondeur, on verse 40 cm de fumier de cheval. Le fumier est alors tassé au pied et mouillé. On complète les 20 cm restant par de la terre mélangée à du terreau et du compost mûr.

Mode d’emploi

Le châssis de culture est fixé sur la couche chaude. Il faut refermer la couverture et patienter une semaine, le temps que la température du sol descende en dessous de 30°C. La température est régulièrement contrôlée par thermomètre. Les graines ne seront pas semées avant que le sol n’ait atteint la température idéale.

Ensuite, il faut incessamment rechercher l’équilibre entre luminosité, air, chaleur et humidité. Si la journée est fortement ensoleillée, il faut laisser entrouvert le châssis pour aérer les cultures et ne pas laisser s’installer une trop forte chaleur. De même faut-il le refermer pour la nuit car les jeunes pousses ne résisteraient pas au froid. Si du gel est à prévoir, il faut recouvrir le châssis d’un géotextile ou avec un paillasson ou encore des chutes de moquettes. Si les plants ont assez de feuilles, on peut entièrement ouvrir le châssis la journée.