Archive for novembre, 2011

Le matériel nécessaire aux semis

mardi, novembre 29th, 2011

Choisir ses plantes en graine est non seulement un plaisir d’hiver, mais aussi la façon la plus économique de s’approvisionner en plantes ornementales ou potagères. La réussite de ces semis passe par certaines conditions.

Utiliser un terreau spécifique

Le terreau des semis doit être sain, aéré et léger. L’eau et les éléments nutritifs seront mieux retenus. Pour empêcher la prolifération de maladies fongiques, ce terreau est stérilisé. Il vaut mieux ne pas utiliser la terre du jardin souvent trop lourde et déjà contaminée par des éléments pathogènes.
Les substrats spécifiques aux semis sont à base de tourbe de sphaigne et de perlite (exemples : terreau pour empotage et semis Agro Mix de Fafard, ultra terreau pour semis Pro-Mix de Premier). Pour fabriquer soi-même son terreau on mélange par tiers de la tourbe de sphaigne, du compost et de la perlite.

Utilisé un contenant adéquate

Un large choix de contenants existe pour correspondre à tous les types de semis.
Le terreau humidifié sera versé dans le contenant et sa surface nivelée en le pressant avec un morceau de bois plat.
Pour faciliter la germination puis la transplantation ultérieure des semis, on les dispose de préférence dans un contenant à compartiments. On sème deux à trois graines par compartiment ou par godet.
Pour les plantes telles que le ricin ou la capucine qui ne supportent pas la transplantation, il faut planter leurs graines dans des godets de tourbe biodégradables.

L’éclaircissage des arbres fruitiers

dimanche, novembre 27th, 2011

Lorsque la production de fruits d’un arbre est excessive, leur abondance est en définitive contre-productive. Leur taille est restreinte et les branches cassent. L’éclaircissage est donc une mesure salutaire.

Le principe de l’éclaircissage

Il s’agit de supprimer les fruits générés par l’arbre en excédant et qui l’épuiseraient. On procède à l’éclaircissage au mois de juin, avant leur grossissement. Naturellement, les fruits en surcharge tombent entre mai et juin, mais cet éclaircissage spontané de l’arbre est insuffisant. Subsistent des fruits comprimés en grappes qui se développent mal et sont plus vulnérables aux maladies et aux parasites qui trouvent entre eux des cachettes succulentes.

Mode opératoire de l’éclaircissage d’un fruitier

Tout d’abord, ravaler son ressenti à éliminer de jeunes fruits sur un arbre. Il ne faut conserver qu’entre 8 à 15 fruits par mètre linéaire de branche charpentière si l’on veut qu’ils aient assez de sève pour se développer. Les plus beaux fruits préservés se situent en périphérie d’un poirier, mais au centre d’un pommier. Pêchers et abricotiers ont tendance à produire une multitude de petits fruits qu’il faudra supprimer.
L’éclaircissage d’un arbre couvert de fruits se réalise en deux temps pour maîtriser l’afflux de sève provoqué par la suppression de nombreux fruits.
Dans le cas de figure où les fruits sont petits, la première intervention ne supprime que la moitié de l’excédant. Deux semaines plus tard, on pourra finir d’éclaircir.
Dans le cas de figure où les fruits sont déjà gros, il ne faut pas les arracher entièrement, mais les couper en 2 avec un sécateur, puis quelques jours plus tard, retirer les moitiés entamées. Curieuse méthode mais l’effet protecteur est garanti.

Préparer la taille des arbres fruitiers

vendredi, novembre 25th, 2011

Les opérations préliminaires à la taille des arbres fruitiers
La taille des arbres fruitiers doit être préparée. Au début de l’automne, il convient de supprimer les bois morts facilement repérables. En aucun cas, il ne faudra tailler les arbres fruitiers à cette époque stratégique où ils reconstituent leurs réserves, mais ne sont ni endormis, ni assez actifs pour cicatriser correctement.

Supprimer les fruits momifiés et branches mortes

Tous les fruits pourris, dits momifiés, restés sur l’arbre sont vecteurs de parasites et de maladies. Il faut donc les rechercher attentivement et les éliminer.
Pour les branches mortes, elles peuvent être anormalement nombreuses. Elles sont alors le signe d’une maladie ou d’un arbre âgé qui fera l’objet, l’hiver venu, d’un rajeunissement.
Lorsque les branches mortes apparaissent dans des proportions raisonnables, ce n’est que le phénomène de régénération naturelle de l’arbre. L’auto-élagage correspond à une taille spontanée de l’arbre qui vous indique de quelles branches il veut se séparer et comment il veut s’en séparer.
Bien souvent, les bois morts se retrouvent dans les parties de l’arbre trop fournies, qui manquent de lumière et d’air. L’arbre pratique de lui-même un éclaircissage. De plus, les vieilles branches chargées de fruits ont ployé sous leur poids et pendent de plus en plus vers le sol. Elles finiront par sécher. Il faudra donc s’appliquer à éclaircir l’arbre et à supprimer les plus vieilles branches lors de la taille. En amplifiant son mouvement, on aide l’arbre à se rajeunir et on stimule sa production de fruits.
Aussi, le dessèchement atteint la branche ou le rameau dans son intégralité, jusqu’au point de jonction avec la structure de l’arbre. C’est donc de l’élément entier qu’il faut le débarrasser.

Application pratique

Si enlever les fruits momifiés se fait manuellement sans geste particulier, la suppression des bois morts exige l’emploi d’un coupe branches et d’un sécateur convenablement aiguisés.
Branches et rameaux secs seront coupés dans leur totalité. Il faut que la coupe soit franche et nette. Il ne faut pas laisser de « chicot » propice aux maladies et aux parasites, ni couper trop court en égratignant le col et/ou l’écorce.
Les bois supprimés seront brûlés.
Il ne reste plus qu’à attendre l’hiver et la dormance des arbres pour opérer une taille bienfaitrice.

Acheter un rosier

mercredi, novembre 23rd, 2011

Savoir acheter ses rosiers

Le marché des rosiers est vaste, démarre très tôt et il convient de se renseigner pour acheter sans se tromper. Vendus sous sachet plastique ou à racines nues, les rosiers devront impérativement être plantés à la bonne saison, ni trop tard, ni trop tôt. Plus adaptés à leur commercialisation, les rosiers sont aussi vendus en container, ce qui autorise de les planter toute l’année.

 

Un marché décalé

Marketing oblige, les premiers sachets de rosiers envahissent les rayons au début de l’automne, or c’est beaucoup trop tôt. Il faudrait attendre l’arrivée de l’hiver. Par conséquent, leur reprise est d’emblée compromise car ces arbustes ont été arrachés de terre précocement, alors qu’ils étaient encore en période de végétation. Ils ont ensuite été transportés puis stockés à des températures trop élevées pour leur nature. Quant à Noël, c’est une nouvelle période de promotion sur les rosiers, mais la saison est avancée et il est trop tard.

 

Les trois conditionnements des rosiers

racines nues : c’est la présentation traditionnelle où les plants de rosiers sont d’abord cultivés en pleine terre. Destinés à la vente en vrac dans les pépinières, ils sont arrachés, puis les tiges et racines taillées. On vérifiera l’état des tiges qui doivent être vertes et lisses. On n’achètera pas de plant dont les tiges sont déjà ridées ou affectées de taches brunes ou noires. En l’absence de tout « packaging », ces rosiers ne sont pas très chers et ne sont proposés qu’à leur saison. Aussi faudra-t-il rapidement les planter.

en sachet plastique : le sachet englobe les racines plongées dans de la tourbe et les tiges du rosier. Mode de conditionnement adapté aux rayonnages, ces rosiers sont exposés sous leur emballage aux lumières et à la chaleur du magasin ce qui compromet leur reprise. Sous l’effet du chauffage, ils développent précocement leur végétation et présentent déjà de longues pousses vert pâle. Ils sont à écarter car ils ne supporteront pas la transplantation. Aussi, on inspectera l’état des tiges qui ne doivent présenter aucune altérité comme pour les rosiers vendues racines nues.

en container : leur commercialisation se fait toute l’année et autorise leur plantation à n’importe quel moment. Le sujet a des racines bien établies et peut être choisi en fleur. Les rosiers dans ce conditionnement sont les plus chers, alors autant vérifier leur bon état avant de les acheter. Leur feuillage doit être sain, les racines correctement enterrées dans le pot sans former un chignon trop volumineux qui serait le signe d’une mise en pot déjà ancienne. A l’inverse, si le rosier vacille dans sa tourbe c’est qu’il vient d’être rempoté et n’est pas installé.

Les bons endroits pour acheter un rosier

Pépiniéristes et jardineries

Le rosier est choisi « de visu », mais le choix est limité à la sélection du magasin.

Grandes surfaces

En saison, elles proposent des rosiers à bas prix et les premiers jours sont les plus intéressants. Au-delà, les sujets sont exposés à la chaleur et risquent de démarrer leur végétation.

Foire aux plantes

Le mois de mai est celui des foires aux plantes, ce n’est donc pas le moment d’acheter et de transplanter un rosier, sauf s’il est conditionné en container.

Vente par correspondance

C’est chez les vépécistes que l’on trouve le plus de choix, avec des variétés anciennes ou rares. Les catalogues sont très précis sur la rusticité, le porte-greffe, la taille et l’époque de floraison du rosier. Vous disposez d’une information complète sur la qualité et les faiblesses de chaque variété, quoique plus discret à ce sujet.

 

Quelques tuyaux arrosage

dimanche, novembre 20th, 2011

L’art et la manière d’arroser

C’est grâce à l’eau que feuilles et fruits parviennent à maturité. L’eau véhicule les éléments nutritifs absorbés par les racines et déclenche la transpiration de la plante qui stabilise sa température. Le flétrissement du feuillage manifeste le besoin d’eau.
Les besoins en eau d’une plante sont en moyenne de 2,5 cm par semaine.
Dans les périodes de fortes chaleurs, on arrosera tous les quatre jours les végétaux en sols sableux, d’un naturel poreux, mais une fois par semaine ceux évoluant sur des sols argileux, plus imperméables. Il est préconisé d’arroser en profondeur, plutôt que d’arroser fréquemment.

L’eau d’irrigation doit être de bonne qualité. L’eau publique, celle du puits ou des cours d’eau, comporte souvent des substances chimiques, ce pourquoi il faut préférer l’eau de pluie. L’eau de pluie recueillie repose 24 heures, le temps que s’évaporent certains composés chimiques volatiles tels que le chlore et le soufre.

De plus, il faut veiller à ce que la température soit modérée. Réservée dans un baril ou un bassin, l’eau parvient à se tempérer. Le jardin sera arrosé le soir, au pied des plantes avec un arrosoir manuel si la surface du jardin n’est pas trop étendue. Les grands jardins seront divisés en sections arrosées l’une après l’autre.

Les systèmes de goutte à goutte présentent les avantages d’automatiser l’irrigation sans risque de toucher le feuillage, de réchauffer et d’économiser l’eau. Pour ces tuyaux suintants, il faut veiller à ce que la pression de l’eau ne soit jamais trop forte à l’intérieur de façon à les conserver longtemps.

Aromatiques

jeudi, novembre 17th, 2011

Cartographie des principales aromatiques

De leur plantation à leur récolte, voici un récapitulatif de la culture des principales plantes aromatiques qui rehaussent notre cuisine.

 

Culture

Sol

Exposition

Récoltes

Remarques

Basilic

semis en avril, en pot ou en pleine terrerepiquage mai-juin

arrosage régulier

riche bien drainé   tout l’été annuelle

Ciboulette

le pied sera subdivisé au fil du tempsculture en pot ou en pleine terre

taille régulière à ras si les feuilles ne sont pas toutes consommées

frais   d’avril à octobre vivace

Menthe

au printemps: semis, plantation ou bouturage (très facile) riche et frais   sauf hiver vivace rampante ;à contenir dans un pot (éventuellement enterré)

Persil

à semer de mars à août, en plein terre ou en jardinièremaintenir bien humide jusqu’à la levée riche et frais   sauf hiver persil « plat » (ou commun), largement plus parfumé que le frisé (à réserver à la décoration)

Romarin

à planter en mars ou en automnearroser faiblement bien drainé pas trop riche   toute l’année arbuste persistant; croissance encombrante

Sauge

planter au printemps ou à l’automnetailler ras après la floraison tous   en été vivace

Thym

en pot ou en pleine terrejamais d’humidité

tailler après la floraison pour préserver la touffe

sec   toute l’année vivace

 

 

 

Les maladies courantes du rosier

mardi, novembre 15th, 2011

Malgré un naturel rustique, les rosiers sont la proie de nombreux parasites et susceptibles de bien des maladies. Aujourd’hui il existe des variétés résistantes, mais c’est un effort de tous les instants que de protéger son rosier, surtout s’il n’est pas installé dans un milieu ensoleillé, aéré, au sol léger et neutre. Seuls quelques porte-greffes de type églantiers pourront accepter un sol calcaire mais cela ne dispense pas de les traiter contre leurs ennemis les plus courants.

La rouille

C’est un champignon transporté par le vent du printemps à l’automne qui provoque la chute précoce du feuillage et se manifeste par des auréoles rougeâtres sur les feuilles ou par une invasion de pustules poudreuses et orange au revers des feuilles. Une première mesure sanitaire est d’éloigner les rosiers de la proximité de plantes sensibles à ce champignon telles que la rose trémière. Pour les rosiers atteints, on supprime les feuilles contaminées et on pulvérise de l’extrait de prêle.

Les pucerons

Ils surviennent au printemps sur les bourgeons et jeunes pousses qui les attirent. On peut repousser les pucerons en arrosant toutes les 2 semaines les pieds de rosiers avec du purin d’orties. Ce traitement préventif est opéré à 3 reprises au printemps.
Si le rosier est attaqué, on supprimera les pucerons avec de l’eau savonneuse ou du purin de fougère pulvérisé le soir sur le feuillage. Si l’invasion est repérée à temps et encore très limitée, l’emploi de coccinelles pourra suffire, il sera peut-être même possible de les supprimer manuellement.

Les taches noires

En période de fortes chaleurs, un champignon, le marsonia, se développe sur les feuilles des rosiers. Assez spectaculaire, les feuilles jaunissent et se couvrent de taches arrondies dans les teintes allant du violet au noir. Avant d’être activé par la chaleur, le champignon hiverne dans les bois morts ou outils du jardin. Il est donc nécessaire de nettoyer ses rosiers à l’automne par la suppression des bois morts, des feuilles malades, et par l’application de bouillie bordelaise. Si le rosier est atteint, il faut supprimer les feuilles malades et pulvériser une solution d’extrait de prêle.

La chlorose

Lorsque le sol est trop calcaire pour le rosier ou trop lourd, il ne parvient plus à puiser le fer du sol. Il développe alors une chlorose qui se manifeste par un feuillage qui s’éclaircit et vire au jaune clair / blanc. Cette maladie peut être évitée si le rosier est acheté chez un pépiniériste local qui aura sélectionné des porte-greffes supportant les conditions du sol de la région. Pour la plantation, on creuse un trou bien plus large que le volume des racines et on enrichit la terre de compost.
Si malgré tout, le rosier développe une chlorose, on ajoute dans l’eau d’arrosage une solution de fer distribuée en jardinerie, pour assurer régulièrement les apports dont le rosier a besoin.

L’oïdium

C’est un champignon microscopique qui cause l’oïdium autrement appelé « blanc des rosiers », à l’occasion des fortes variations de températures, notamment au printemps et à l’automne, où s’alternent fraicheur la nuit et chaleur la journée. Cette maladie recouvre d’un feutrage blanchâtre les feuilles et bourgeons. On peut en préserver son rosier en pulvérisant du soufre micronisé au printemps. Si l’attaque est modérée, retirer manuellement les feuilles malades peut suffire à endiguer la moisissure. Si l’attaque est plus sévère on pulvérise de l’extrait de prêle plusieurs fois à une semaine d’intervalle.

Elaguer les arbres

lundi, novembre 14th, 2011

Les principes de l’élagage

Les arbres seront élagués dans leur période de repos de façon à ce qu’ils soient débarrassés de leurs bois morts et se déploient dans une forme stylisée. Sous réserve de faire intervenir un professionnel, quelques principes élémentaires sont à observer.

Les bois à couper

L’élagage consiste principalement à réduire les ramures d’un arbre ou d’un grand arbuste trop touffu. Il s’agit donc d’une intervention légère où les branches seront coupées à un tiers de leur longueur avec une petite tronçonneuse ou une scie d’élagage.
La ramure sera notamment aérée et rajeunie en supprimant les branches les plus anciennes. S’il s’agit de grosses branches, il faut préalablement les attacher à une corde pour guider leur chute sans casse.
Si le sujet n’a pas été entretenu, l’élagage ne sera pas intégral dès la première année mais prolongé sur les 2 ou 3 années suivantes.

Une frondaison à éclaircir ou à épaissir

L’élagage doit permettre de diriger la croissance de l’arbre de sorte qu’il garde une forme et des proportions acceptables.
Si le branchage est très touffu, il est possible de l’éclaircir. Les pousses secondaires seront supprimées au plus près de la branche principale avec un élagueur ou un échenilloir selon la disposition et l’épaisseur des branches.
Inversement, si la frondaison est clairsemée, il faut tailler l’extrémité des branches pour stimuler les bourgeons d’extrémités. Cette opération est réalisée à l’aide d’un croissant ajusté au haut d’une perche en prenant garde à la chute des rameaux.

Faciliter la cicatrisation

Elaguer ne veut pas dire tailler en pièce ou arracher. Les coupes doivent être nettes. Si besoin, on réajuste avec la serpette de façon à ce que les sections des grosses branches ne présentent ni lambeaux, ni tissus hachés.
Le tronçon doit alors être recouvert d’un mastic ou d’un produit cicatrisant qui empêchera les parasites, champignons et insectes de s’infiltrer dans le système vasculaire de l’arbre.

Récapitulatif du matériel pour chaque étape de l’élagage

– Petite tronçonneuse
– Scie d’élagage
– Elagueur
– Echenilloir
– Croissant
– Serpette
– Produit cicatrisant