Archive for octobre, 2011

Faire le point sur les semis

dimanche, octobre 30th, 2011

Les semis du potager

La fin de l’hiver annonce la période des semis. Faut-il encore savoir lesquels et dans quelles conditions les semer.

Déterminer ses semis

Avant d’engager ses semis, on estime au préalable ses besoins annuels en légumes. Il faut tenir compte du climat, de la qualité de la terre, tout autant que de ses goûts personnels pour choisir et quantifier ses légumes en fonction de la place disponible dans le jardin. Il faut également considérer le temps d’entretien que requièrent leur culture, essentiellement d’avril à octobre, d’où l’intérêt de modérer ses ardeurs (sa gourmandise) et de ne pas entreprendre une quantité inconsidérée de cultures.
Il faut également penser à la place qui va se libérer au fur et à mesure des récoltes en cours d’année. Enfin, inutile de semer les graines en quantité dans un même sillon en espérant une récolte abondante. Des semis trop serrés empêchent le développement des plantules. D’où le dicton : Qui sème dru, récolte menu !

Le vieillissement du stock de graines

Lorsque l’on récolte ses graines ou que l’on dispose d’anciennes semences, il faut prendre le temps de les trier pour retirer celles qui sont périmées, abimées ou déjà attaquées par des champignons. Pour celles achetées en sachet, la date de péremption est indiquée sous réserve d’avoir conservé le sachet fermé à l’abri de la lumière dans un endroit sec et frais.

Tester ses graines

Pour savoir ce que valent ses graines, rien de tel que de procéder à un test de germination. Dans une soucoupe, une dizaine de graines de la même variété sont répandues sur un coton imbibé d’eau. Recouvertes d’un coton humide, elles sont placées dans un endroit chaud (20° à 25°C). Si elles sont viables, elles auront germé en quelques jours, soit une à trois semaines.
Si seulement la moitié d’entre elles lèvent, il faudra augmenter la densité du semis, car manifestement la germination n’est pas garantie et il se peut que les plantules manquent de vigueur et peinent à se développer.
En revanche, il va de soi que si aucune graine ne germe, le stock rejoindra le tas de compost.

Lorsque l’on récolte ses propres graines, la durée germinative varie d’une espèce à l’autre :

Durée germinative moyenne des semences Nombre d’années
Panais

1

Poireaux

2

Cerfeuil, Haricots, Persil, Pois

3

Tomates

4

Brocolis, Carottes, Épinards,

Laitue, Mâche, Navets, Radis

5

Aubergines, Betteraves,

Courges, Courgettes, Fèves

6

Cardons, Tournesols

7

Basilic

8

Chicorée, Concombres, Cornichons

10

 

Commander ses graines

Il faut pouvoir déterminer assez tôt la liste des graines à commander pour ne pas risquer des problèmes d’approvisionnement. Les graines sont distribuées en grande surface ou en jardinerie et également par correspondance où le choix sera le plus large avec une présentation détaillée de nouvelles variétés ou d’anciens légumes à redécouvrir tels que les topinambours et les panais.

Adresses de semenciers bio
Le Biau Germe – www.biaugerme.com
CNPPMAI – www.cnpmai.net
Essem’bio – Site internet : essembio.prosygma-asp.org
La ferme de Sainte Marthe – www.fermedesaintemarthe.com
Germinance – www.germinance.com
Le jardin de Sauveterre – www.chez.com/sauveterre/
Kokopelli – www.kokopelli.asso.fr

Les différents types de sol

jeudi, octobre 27th, 2011

Les catégories de sols

 

La terre franche

C’est une terre au pH neutre, composée à 70% de sable, 10% d’argile, 10% de calcaire et 10% d’humus. C’est une terre idéale pour toutes les plantations. Cependant, il est rare en pratique d’avoir un jardin fait de terre franche. Il associe plus souvent différents types de terre.

 

Les sols extrêmes

Pour les quatre types de sol répertoriés, calcaire, argileux, humifère et sableux, nous reproduisons ici les indications sur les végétaux associés, les caractéristiques et les optimisations possibles.

 

 

Types sol

Végétation

Caractéristiques

Optimisations

Calcaire

  • chardon
  • coquelicot
  • moutarde
  • sauge
  • trèfle blanc
  • couleur blanche
  • caillouteux
  • compact
  • perméable
  • relâche l’engrais
  • collant
  • alcalin (bloque l’assimilation du fer, provoque la chlorose des plantes)
  • ajout de sable
  • ajout de matières organiques
  • ajout de tourbe blonde
  • engrais vert

Argileux

  • bouton d’or
  • liseron
  • pâquerette
  • pissenlit
  • plantain
  • prêle
  • lourd
  • compact
  • collant
  • dur à travailler
  • frais
  • imperméable
  • retient l’engrais
  • ajout de sable grossier (1 à 2 m3 pour 100 m2)
  • ajout de fumier
  • ajout de tourbe (200 kg pour 100 m2)
  • ajout de fumier de cheval
  • ajout de chaux tous les 3 ans (2 poignées par m2)
  • engrais vert
  • sciure de bois

Humifère

  • fougère
  • bruyère
  • oseille
  • genêt
  • ortie
  • couleur noir
  • légère
  • imperméable
  • ajout d’argile
  • ajout de chaux pour neutraliser l’acidité
  • ajout de calcaire

Sableux

  • bruyère
  • chiendent
  • genêt
  • mouron
  • couleur claire
  • chauffe vite
  • non compact
  • perméable
  • relâche l’engrais
  • ajout de terre
  • ajout de matières organiques (fumier, compost)
  • ajout de tourbe
  • ajout de chaux si sol acide

 

 

La culture en planches

dimanche, octobre 23rd, 2011

Les avantages d’une culture en planches pour le potager

Traditionnellement les légumes du potager sont semés ou plantés en rangs parallèles. Selon cette méthode, le jardinier est amené à piétiner entre les rangs pour leur entretien et les récoltes. La terre est tassée sous ses pas, compactée, ce qui perturbe l’activité biologique, réprime le développement racinaire et empêche la bonne absorption de l’eau.

Au contraire, la culture en planches organise la circulation entre les légumes par la création d’un réseau de sentiers protégés, pas plus larges de 20 cm. La terre où poussent les végétaux reste intacte. Le potager est réparti en buttes, chacune séparée par un sentier, et sur lesquelles reposent les fameuses planches d’environ un mètre de largeur.

Sur les terrains légers et sableux, les planches sont posées à 10 cm de hauteur de façon à remédier à la sécheresse. Sur les terrains lourds et argileux, elles sont montées à 20 cm de hauteur pour faciliter le drainage. Ainsi, les sentiers seront plus profondément creusés en sol argileux qu’en sol sableux. Les sentiers sont creusés avec une pelle ronde et élargis avec la pelle carrée.
La terre des sentiers est déposée sur les planches et si nécessaire, on incorpore avec une griffe le compost et l’engrais, puis avec un râteau on nivelle la planche. Les planches se conservent d’une année sur l’autre, mais peuvent être retirées pour renouveler le design du potager.

Connaître les outils pour travailler le sol

jeudi, octobre 20th, 2011

Les principaux outils de jardinage et leur usage
Sols et végétaux sont préparés et entretenus à l’aide d’outils spécifiques et chacun dédié à une tâche particulière. Faut-il encore connaître ces indispensables outils pour magnifier son jardin.

La fourche bêche

C’est un long manche qui se termine par une tête de quatre dents plates, d’une longueur de 25 à 30 cm suivant les modèles. La fourche bêche est employée pour travailler une terre lourde ou pour bêcher un terrain en friche et enfouir les mauvaises herbes avant de le mettre en culture.
Elle peut très bien s’employer comme une grelinette de façon à ameublir la terre en profondeur sans la retourner, ou récolter des légumes racines ou des pommes de terre, creuser un trou de plantation ou encore déraciner les mauvaises herbes. Ainsi épargnerez-vous les lombrics plus facilement qu’avec une bêche plate.

La grelinette

Cet outil, du nom de son inventeur Jean Grelin, consiste en deux manches reliés entre eux par une tête de 3 à 5 dents. Il s’agit d’une marque déposée, mais des modèles comparables sont vendus sous d’autres appellations telles que « fourche à bêcher », « actibêche » et « aérabêche »… Elle sert à décompacter la terre sans la retourner. On la fiche en terre et on bascule les manches d’avant en arrière. Dans ce geste, le jardinier garde son dos droit. Elle est devenue le symbole du jardinage écolo car elle ne détériore pas l’activité biologique des différentes couches du sol. Par sa largeur et l’espacement de ses dents, elle sert à l’arrachage des mauvaises herbes, à l’enfouissement des engrais verts et à la récolte des pommes de terre.

Le croc ou griffe

Le croc consiste en quatre dents recourbées qui vont niveler le sol après le passage de la fourche bêche ou de la grelinette. Son passage va ameublir et émietter la terre ce qui est une étape préalable indispensable aux semis et plantations. Il convient aussi au ramassage des racines et l’enfouissement des engrais et compost.

La serfouette

C’est un outil polyvalent formé de deux fers, la panne et la langue.
La panne est une lame plate de 80 mm qui sert à sarcler (désherber), biner le sol (aérer), creuser un trou ou butter les plantations.
La langue est une lame pointue qui permet de tracer un sillon pour les semis, et même de piocher.
Sur certains modèles, deux dents remplacent la langue de façon à pouvoir aérer la terre entre les plantes.

La binette

Elle sert au binage et au sarclage (désherbage). Son maniement est aisé, c’est un outil assez léger et efficace grâce à la largeur de sa lame d’environ 150 mm et dont le tranchant acéré doit être régulièrement affûté.

Les râteaux

Les râteaux se présentent sous différentes formes avec un nombre de dents variable en fonction des tâches auxquelles on le destine.
Pour les travaux du jardin, on utilise un râteau de 10 à 18 dents droites. C’est avec un râteau que l’on prépare les rangs de culture. On nivelle la couche superficielle du sol, et il sert au surfaçage pour recouvrir les semis. Son manche aura pu servir à tracer les sillons et avec le plat des dents, on dame (ou plombe) les semis si nécessaire.
Les râteaux aux dents courbées sont destinés au ramassage des végétaux.

En définitive, le jardinage écologique dispense de labour et de bêchage. Par apport de compost, d’engrais vert et de paillage, l’entretien des sols est naturel, sans plus avoir besoin d’intervenir. En pratiquant des cultures associées, les actions sont ciblées et les outils à main suffisent : râteau à manche court pour écarter le paillage et plomber les semis de radis, fourche à main pour profondément ameublir la terre pour les semis de carottes et petite serfouette pour arracher quelques mauvaises herbes.

Planter à l’automne

mardi, octobre 18th, 2011

L’automne, saison idéale des plantations
Pour bien des raisons, l’automne est la saison recommandée pour procéder aux plantations. Les plantes auront le temps de s’enraciner et exigeront moins d’eau l’été suivant.

Les bulbes

Les planter en automne, c’est l’assurance d’une floraison en milieu d’hiver ou au début du printemps selon les variétés.

Les rosiers

Plantés en automne, les rosiers sont plus vigoureux et supporteront mieux l’été suivant. Leur floraison sera précoce et plus généreuse.

Les arbres, arbustes d’ornement et les haies

Leur plantation en automne contribue à leur reprise et à leur croissance. Les haies gagneront en taille et en volume.

Les fruitiers

La plantation en automne d’un arbre fruitier est réputée pour profiter des fruits dès la prochaine saison. C’est gagner une année de récolte.

Les petits outils à main

samedi, octobre 15th, 2011

Idéal pour les balcons, les rocailles ou toutes petites surfaces de jardin, les outils à main autorisent différents usages. On peut se les procurer dans toutes les grandes surfaces de bricolage ou les jardineries et ils sont proposés par toutes les marques (Wolf, Gardena…).

Parmi les plus classiques des outils à main on rencontre :

– le transplantoir : il sert au remplissage des pots, aux plantations des fleurs et plantes.

la griffe sarcleuse : elle se compose de3 dents spatulées et d’une lame pour décroûter le sol.

la petite serfouette : elle dispose de 3 dents et d’une panne pour ameublir la terre.

– le petit balai : il sert au nettoyage de précision et à supprimer les mauvaises herbes peu enracinées sans blesser les plantes environnantes.

Il existe également une version de ces outils avec un manche amovible. Il s’agit d’un manche sur lequel s’ajustent des « têtes » différentes en fonction des besoins. Ces modèles sont une solution pour réduire l’encombrement de tous ces petits outils à main.

 

Ambiance de fête garantie

vendredi, octobre 14th, 2011

Des centres de table fleuris et une ambiance festive
Les tables sont en fête une fois parées de fleurs qui prolongent la décoration de la maison en période de Noël. Quelques idées de centres de table :

Le matériel à réunir
– Une bougie et une boule de noël
– Des bâtons de cannelle, des pommes de pin, des chardons bleus, des branches de sapin, des fleurs (de votre choix : roses blanches, œillets blancs, leucadendrons…)
– De la mousse de fleuriste, un petit pot ou un petit vase
– Une bombe de neige ou des paillettes
– Des gants et un tablier

La préparation des éléments

Il faut couper la mousse au dimension du pot ou du vase. Elle doit entièrement le remplir jusqu’à le dépasser de quelques millimètres. La mousse, ainsi ajustée aux bonnes dimensions, est immergée dans l’eau et imbibée jusqu’à saturation.
Les branches de sapin sont coupées dans les proportions voulues. La base de la branche principale est débarrassée de ses aiguilles pour être piquée dans la mousse. Les gants seront utiles pour cette opération.
Les fleurs sont également préparées avec les tiges coupées en biseau. La tête des fleurs dépassent de 5 ou 10 cm le haut du vase.

L’assemblage

La mousse rengorgée d’eau est installée dans le vase et les branches de sapin sont les premières à être piquées. Elles sont serrées les unes aux autres pour former un ensemble fourni. On ajoute un à un tous les éléments de décor de son choix (chardons, pommes de pin, cannelle…). Pour terminer, on peut vaporiser de la neige artificielle ou des paillettes.
Sur cette base, il ne reste plus qu’à piquer les fleurs fraîches à l’aide d’un bâton qui guidera la tige et percera plus facilement la mousse.

L’entretien du centre de table

La composition est arrosée tous les 3 jours en versant progressivement l’eau au centre de la composition. Ainsi, les branches de sapins pourront durer 3 semaines. Seules les fleurs seront régulièrement remplacées.
Aussi évident que cela puisse paraître, vaut-il mieux rappeler que cette composition est inflammable et qu’on ne laissera pas de bougie allumée en son centre sans surveillance. Idéalement, on s’en passera et on tiendra ce centre de table éloigné de toute flamme.

Gants de jardinage

mardi, octobre 11th, 2011

Tout savoir sur les gants de jardinage

A moins d’être insensible, se prémunir des ampoules, des coupures et des échardes est indispensable lorsqu’on travaille au jardin. Les gants contribuent au confort et à la sécurité des gestes du jardinage d’où l’intérêt de s’en munir.

 

Les adeptes du travail à main nue

Certains éprouvent de la gêne dans le port des gants et préfèrent plonger leurs doigts dans la terre, toucher bois et tiges. C’est surtout un manque d’habitude et peut-être l’absence de gants adaptés à sa main. Trop grands, trop petits ou aux coutures intérieures saillantes, ils seront effectivement désagréables à porter.

Or, bien au contraire, les gants de jardinage sont conçus pour renforcer le geste et non l’entraver. Pour choisir sa paire de gants, on évalue le confort, la dextérité et la sécurité.

Les critères de choix

La taille des gants est l’élément déterminant et lorsqu’il n’est pas possible de les essayer en magasin, on peut toujours se fier à la mesure du tour de la paume, sans le pouce et sans serrer. Les tailles des gants suivantes correspondent à ces mesures.

Mesure (cm) 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Taille 4 5 6 7 8 9 10 11 12

 

La matière de composition des gants influera sur le confort. En latex, ils passent pour provoquer des allergies. Cuir ou toile, cela dépendra aussi de l’usage auquel ils sont destinés. Des gants sans couture seront nettement plus confortables.

 

Autres éléments contribuant au confort des gants sont la souplesse et la dextérité qu’ils autorisent. Plus il sera protecteur, plus le gant sera épais et manquera de souplesse. Tout dépend donc de l’usage envisagé, bûcheronnage ou petits travaux de jardinage. D’où l’intérêt de disposer de deux paires de gants l’une plus fine et l’autre plus sécurisante.

 

Les activités de jardinages envisagées déterminent largement le choix des gants. Débroussaillage ou taille, traitement ou plantations, petits et gros travaux supposent des tâches variées qui ne requièrent pas le même type de gants. Si un grand nombre de tâches peuvent être réalisées à mains nues, dispensant de l’emploi de gants fins, la manipulation des arbustes, les tailles et coupes impliquent au moins de disposer d’une paire de gros gants.

Les gants de jardin spécifiques

 

Gants femme

Ces gants sont spécialement adaptés à la morphologie féminine des mains et très souvent, coloris et tissus à motifs agrémentent ces gants.

Gants enfant

Ils ne sont pas commercialisés partout, mais c’est un bon achat pour protéger leurs mains et les initier au jardinage.

Gants pour rosier

Il s’agit de gants souples et légers en coton et enduits d’un latex épais protégeant des piqûres.

Gants cuir

Les gants en cuir sont efficaces pour se protéger des coupures et égratignures. Ils sont épais et durent plusieurs saisons. Leur efficacité est renforcée pour les modèles remontant sur les poignets.