Archive for août, 2011

Jardinier sans pesticide

lundi, août 29th, 2011

Un jardin entretenu sans pesticide

Installer des variétés de plantes rustiques, résistantes aux ravageurs et aux maladies
Les plantes indigènes, adaptées au climat et au sol de votre région, sont naturellement moins sensibles aux maladies. Pour les identifier, les jardins voisins et le pépiniériste local sont des premières sources de renseignement. En cas de doute, vous procéderez à l’analyse du sol de votre jardin. Ensuite, il faut prendre le temps de s’informer sur les végétaux, pour connaître les plantes qui se développeront sur un terrain sec et en plein soleil et celles qui s’épanouiront les pieds dans l’eau, abritée… du soleil. Ainsi, vous plierez-vous aux contraintes de votre environnement et n’envisagerez pas un jardin méditerranéen au cœur de la Lorraine.
Avec un terrain calcaire, vos hortensias et camélias favoris seront tout de même à leur aise pour peu qu’on remplace la terre du jardin par de la terre de bruyère, plus appropriée à leur santé. Pour les végétaux des terres calcaires, apportez-leur de la poudre de cornes broyées s’ils sont installés dans un sol acide.
Afin de limiter la consommation d’eau et conserver un bon taux d’humidité, il est recommandé de pailler le pied des plantes.

Favoriser la biodiversité du milieu

Pour limiter l’emploi de pesticide, il faut entretenir le développement des multiples organismes qui vivent en interdépendance. Cela suppose de jouer la carte de la diversité des espèces végétales. Les haies alternant divers arbustes à fleurs et à baies attireront oiseaux et papillons. Vous attirerez également la faune en aménageant dans votre jardin des zones humides et des zones d’ombre. Vous recréerez un écosystème complet par l’aménagement d’une pièce d’eau où des poissons évolueront et se nourriront des moustiques.
Au potager, les cultures seront échelonnées et suivront une rotation saisonnière. Les œillets d’Inde, répulsifs naturels de certains insectes, décoreront non seulement le potager mais seront les gardiens de vos légumes. Les carottes pousseront à côté des oignons car ils se protègent mutuellement de leurs parasites respectifs.
Un coin de jardin sera laissé en jachère pour générer des fleurs et engrais verts qui attireront les insectes pollinisateurs et amélioreront la qualité du sol.

Maintenir la diversité de la faune

Toute la difficulté est de conserver l’équilibre entre proies et prédateurs. Pour leur donner toutes leurs chances, on peut installer des nichoirs pour les oiseaux ou une maison pour les insectes. Abandonner un tas de bois au fond du jardin est le moyen de donner refuge à un hérisson qui se nourrira des escargots et limaces. Ce tas de bois avec brindilles et feuilles mortes abritera l’hiver les coccinelles, cloportes ou pinces oreilles qui mangeront les pucerons à la saison venue.

Utiliser des engrais et des produits naturels pour fertiliser et traiter

Bons compléments du compost que vous aurez réalisé, les engrais naturels sont d’origine strictement minérale ou organique. Ils sont très nutritifs et activent la vie biologique de la terre sans brûler les racines.
Pour repousser les divers prédateurs, on peut préférer la cendre de cheminée contre les escargots et limaces, du savon de Marseille contre les pucerons, et contre les mauvaises herbes d’une allée, de l’eau bouillante. Avec ces solutions simples, vous vous dispensez des produits phytosanitaires et de leur dangerosité notoire.

La tavelure du pommier : origine et traitement

dimanche, août 28th, 2011

Le venturia inaequalis est le champignon pathogène. Actif d’avril à juillet à la faveur de la douceur et de l’humidité du climat, ce champignon se manifeste par des taches brunes ou grisâtres sur les feuilles et les pommes. Pour un arbre très atteint, les fruits sont petits et mal formés, entièrement recouverts de taches crevassées.

Propre au pommier, cette maladie infecte aussi le saule et le peuplier, bien que le champignon soit dénommé autrement pour ces deux espèces. Les arbres les plus vulnérables seront ceux au houppier très fourni, ainsi que ceux dont l’écorce présente des blessures provoquées par le gel ou des coups de sécateur. La tavelure du pommier hiverne dans les blessures de l’arbre et au sol, du fait des feuilles et fruits contaminés tombés par terre. Elle se réactive au printemps suivant et prolifère par temps humide.

Il est recommandé dans un premier temps d’implanter des variétés résistantes au champignon telles que ‘Prima’ ou ‘Florina’. Ensuite, un bon entretient de l’arbre permet de couper court à son développement. En cas d’infection, il faut couper les parties blessées et prendre soin de ramasser tous les fruits et feuillages tombés au sol. Ces déchets seront impérativement brûlés. Il est également possible de pulvériser un fongicide à base de mancozèbe, manèbe ou myclobutanil dès les premières taches. La rapidité de la coupe et du traitement des branches malades est la clé de la guérison de l’arbre.

Le chancre bactérien

vendredi, août 26th, 2011

Pseudomonas syringae, Pseudomonas mors-prunorum

Il s’agit d’une bactérie qui provoque sur l’écorce de l’arbre des déformations et l’écoulement d’une gomme épaisse, d’aspect visqueux et jaunâtre. Toute la partie de l’arbre au-dessus du chancre va progressivement s’asséchée au fur et à mesure qu’il se creuse et s’élargit. Le pseudomonas syringae attaque les cerisiers, pêchers et abricotiers, et le Pseudomonas mors-prunorum est particulier aux pruniers et prunus à fleurs. Le cerisier est le plus vulnérable à cette maladie.
Cette maladie infeste des sujets abîmés ou fragilisés par de mauvaises conditions de culture. Blessure de l’écorce, cassure, plaie d’une coupe sont autant de portes d’entrée pour une bactérie propagée par le vent. Elle est souvent déjà présente sur les feuilles, mais inerte et profite d’un interstice pour envahir le système vasculaire de l’arbre. Les dégâts seront plus importants à l’automne où les bactéries sont actives ou au printemps, surtout s’il est pluvieux.

Hormis le soin que l’on apporte à l’entretien de son jardin en adoptant des gestes d’hygiène, dont la désinfection systématique des lames des outils de coupe, il n’existe pas vraiment de moyen de prévention. Ebrancheur, sécateur, scie égoïne ne passeront pas d’un arbre à l’autre sans avoir été désinfectés au préalable. Les plaies de taille doivent être protégées par un mastic cicatrisant.

Si un arbre malade est repéré, il convient de tailler les rameaux ou les branches sous les parties malades jusqu’à retrouver le bois sain, c’est-à-dire que la coupe laisse apparaître un bois de couleur claire. Les parties malades seront brûlées ou éliminées d’une quelconque façon pour empêcher toute contamination par le chancre bactérien. On peut appliquer la bouillie bordelaise ou d’autres fongicides à base de cuivre fin septembre. L’opération est renouvelée trois fois :
– au début de la chute des feuilles,
– lorsqu’elles sont toutes tombées,
– au printemps suivant, avant les bourgeons.

le compost

mercredi, août 24th, 2011

Réussir son compost
Le compost est un engrais obtenu par la fermentation de divers déchets de nature organique ou végétale. La fermentation du compost sera optimisée en maintenant un taux d’humidité élevé et une bonne aération.

Accélérer la formation du compost

Pour favoriser la fermentation, il est requis de placer le composteur à même le sol, dans un endroit ombragé. Il ne faut pas de « plancher » ou de chape de béton qui referme le dessous du composteur. Laissé en contact direct avec le sol, lombrics, larves et insectes, champignons et bactéries feront leur « nid » dedans. Ce sont eux qui travaillent votre compost en dégradant les déchets et en l’aérant. Par leurs petites vies, ils en améliorent la qualité.
Pour activer la fermentation et obtenir une bonne qualité de compost, il est utile de brasser de temps en temps le tas du compost pour aérer et homogénéiser son contenu. Si on utilise un activateur, il existe des activateurs chimiques qui restent écologiques, mais il vaut mieux ajouter des activateurs naturels que sont les lombrics, insectes et micros organismes. S’il paraît sec, il faut l’arroser car du taux d’humidité dépendent aussi les performances du compostage.

Les ingrédients du compost


Le composteur reçoit tous les déchets organiques ménagers : coquilles d’œufs écrasés, fruits et légumes avariés, les épluchures à l’exception d’écorces d’agrumes qui chassent certains insectes, les coquilles de fruits secs, les déchets de poisson ou de viande, le thé, le café et même les mouchoirs en papier. Les excréments des animaux domestiques et les déchets du jardin rentrent également dans la composition du compost, à l’exception des branches et troncs de plus d’1 cm de diamètre.
Pour un bon équilibre du compost, on ne met jamais plus de 25% du même déchet dans le composteur.
Les déchets sont coupés en petit bout, voire déjà broyés et on ne laissera pas en surface des déchets qui attireraient les chiens et chats du voisinage.
On n’introduira pas dans le tas de compost des végétaux malades qui contamineraient son contenu. Seront également exclus les plastiques, métaux et toutes substances polluantes.

Créer bouquet parfumé

mardi, août 23rd, 2011

La composition d’un bouquet parfumé 

C’est au mois d’avril que le choix est le plus vaste pour des fleurs parfumées. Jonquilles, lilas et jacinthes sonnent l’arrivée des beaux jours. Rien interdit d’ajouter des fleurs de toutes saisons comme les lys, les freesias et les roses. Si les fleurs exhalent de doux parfums, il ne faudrait pas oublier les feuillages odorants que sont le thym, la menthe ou l’eucalyptus. Une touche d’originalité sera apportée par quelques fleurs sauvages ou fleurs du jardin.

Nous reproduisons ici une suggestion qui fait le plaisir de tous et qui allie une trentaine de fleurs :
– 10 Roses Aqua courtes pour un bouquet bien rond
– 10 Branches de Petit houx
– 10 Freesias blancs

Ce bouquet est réalisé en spirale pour apporter volume et stabilité. La réussite est dans le coup de main : il faut procéder en spirale.
– incliner la première rose dans la main
– centrer le point d’attache à 1/3 de la longueur de la fleur
– entourer la rose d’un peu de feuillage et ajouter 4 freesias autour
– entourer les freesias de petit houx
– ajouter 4 roses
et compléter de cette façon jusqu’à la formation du bouquet : les tiges ne se croisent jamais.
L’ensemble est maintenu par un cordon de raphia.
Dans l’eau du vase on ajoutera non pas de l’aspirine mais une cuillère de sucre en poudre ou une solution nutritive spécifique.
Pour une meilleure conservation, les tiges sont coupées en biseaux et le bouquet est tenu à distance de toute source de chaleur. L’eau sera régulièrement changée.

Vos fleurs après les fêtes

mardi, août 23rd, 2011

Prolonger les fleurs offertes pendant les fêtes
Passage en revue des modalités d’entretien spécifiques à chacune des plantes fleuries les plus couramment reçues pendant les fêtes.

Les cyclamens et la fraicheur

C’est une plante qui craint la chaleur. Il est impératif de l’installer au plus près d’une fenêtre dont la vitre froide la contentera. Si la pièce est irrémédiablement chaude, il faut le déplacer la nuit sur un rebord de balcon, à l’abri des volets.

Les azalées en fleurs et l’humidité

Pour satisfaire le besoin d’une atmosphère humide et profiter longtemps de sa floraison abondante, l’azalée doit être installée sur une soucoupe ou dans un cache pot qui retiendront un fond d’eau. Pour que le bas du pot ne touche pas l’eau au risque d’asphyxier les racines, on intercale une couche de billes d’argile expansée ou de gravier.
S’il advient que la terre sèche, la plante fanera immédiatement. Mais elle se récupère en la plongeant une nuit dans un bac (seau, évier) rempli d’eau.

Les phalaenopsis et leur climat tropical

Chaleur et humidité, beaucoup d’humidité, encore de l’humidité, voilà les raisons de vivre des plalaenopsis. Le pot doit être trempé quelques minutes dans l’eau, puis égoutté et il faut régulièrement vaporiser d’eau (de pluie) le feuillage. L’eau doit être à température ambiante. La fleur ne sera pas touchée, il faut attendre qu’elle fane pour couper la tige florale. C’est la condition pour générer une nouvelle ramification florifère.
Les orchidées ne supportent pas la proximité d’une source de chaleur.

Le poinsettia ou euphorbe de Noël

Il faut préserver cette plante des courants d’air. La stabilité de la température est indispensable. De même, il ne faut pas l’arroser trop souvent car son substrat est riche de tourbe, ce qui conserve longtemps l’humidité.
Il faut attendre que les feuilles (les bractées) sèchent, laissant une tige dégarnie terminée par une touffe pour tout couper à 10cm du pot. Ainsi rabattue, la plante est stimulée pour générer de nouveaux rameaux.

La phytorestauration

dimanche, août 21st, 2011

La phytorestauration pour des environnements malmenés

La technique de la phytorestauration ou phytorémediation recourt à des plantes aquatiques utilisées comme agent de dépollution.

Depuis les années 90, la « phyto-technologie » a bénéficié de plusieurs grands programmes de recherche à travers le monde. L’objectif est double : assainir sur une zone donnée l’eau, les sols et l’air et recréer un espace vert propice à la biodiversité, redevenu vivable et présentant divers avantages économiques.

 

Les combinaisons d’écosystèmes aquatiques et de différents substrats à base de pouzzolane ou de sable sont multiples et complexes. Elles remédient chacune à une pollution particulière. En forêt humide, bassins à macrophytes ou filtres plantés, sont cultivés divers micro-organismes, substrats et végétaux, reconnus pour leurs capacités épuratoires. A ce jour, des centaines de plantes utiles ont été cataloguées, au nombre desquelles on trouve le saule, les roseaux, le typha ou l’iris. Par leur croissance, ces végétaux rejettent de l’oxygène qui est l’un des premiers agents de dégradation des polluants organiques. Ces plantes se nourrissent de carbone, d’azote, de cuivre, de zinc et de phosphore, mais selon les espèces, elles peuvent aussi fixer certains polluants toxiques. C’est ainsi que l’on peut traiter les eaux usées des communes ou les rejets industriels qui traversent les plantations. Les applications sont multiples rendant possible la création de piscines naturelles ou le filtrage des eaux pluviales pour leur récupération…

 

Regardons de plus près les propriétés de quelques unes de ces plantes miraculeuses.

Letypha est extrêmement résistant et réussit à se développer malgré la quasi absence d’oxygène. Lisiers et eaux de décharges seront dépollués par cette plante qui ne craint pas l’asphyxie et évolue même dans des milieux proches de l’anoxie. Elle absorbe également les composés chlorés, les produits pétroliers, les H.A.P, et supporte un sol pollué aux métaux lourds ou aux sels et par excès de DCO et DBO5. Elle assainit des environnements pollués à l’extrême.

Le carex est présent dans le monde entier et compte 2000 espèces. C’est l’une des plantes phare de la phytorestauration car elle est très performante dans un milieu où eaux, sols et air sont pollués et réussit à pousser dans un sol radioactif. Cette plante est dotée de racines acides qui agissent toute l’année comme un désinfectant. Germes et virus ne résistent pas et elles fixent la plupart des métaux lourds.

Le roseau est utilisé dans le monde entier pour dépolluer les eaux usées. C’est une plante filtrante qui sera employée en filtre alluvionnaire ou en bassins plantés. Ses rhizomes transportent de l’oxygène pur, ce qui la rend très efficace pour assainir les matières organiques (MES, DCO ou DBO5). Elle est également un agent de traitement des boues urbaines.

Le saule dispose de racines qui structurent le sol et contribuent à la dégradation des polluants. Il agit sur les sols, air, eaux usées, eaux pluviales et lixiviats de décharge. Il s’emploie en phytoextraction des métaux lourds et favorise l’évapotranspiration des effluents de façon à ne pas rejeter à l’extérieur les polluants d’un site traité.

 

 

Le Jardin sauvage

samedi, août 20th, 2011

Coordonner un jardin sauvage
C’est à William ROBINSON, jardinier Irlandais du XIXe siècle, que l’on doit le concept du jardin sauvage. C’est une démarche protectrice de la biodiversité locale et de l’environnement avant l’heure. En effet, le jardin sauvage, couramment appelé jardin naturel, a pour objet d’entretenir la diversité des plantes indigènes pour préserver la faune locale.

La philosophie d’un jardin sauvage

Prévaut la conservation d’espaces naturels source de biodiversité. La constitution d’un jardin sauvage est issue d’une démarche militante portée par de nombreuses associations de jardiniers écologiques. Ce jardin est conçu avec pour impératif la sociabilité des plantes et non leur harmonie en termes de couleurs ou de fleurs. L’harmonie recherchée est celle qui allie végétaux et animaux. Dans cet esprit, il est évident que les produits chimiques sont bannis, en particuliers les insecticides, puisque l’on entend précisément encourager la prolifération de la faune. Destiné à protéger l’environnement, le jardin sauvage se veut un acte responsable. Souche, rocaille, tas de feuilles ou de bois serviront de refuge. Place à la spontanéité de la nature. Les végétaux poussent dans le premier interstice venu, sans rupture entre jardin et maison, au risque de donner une impression de fouillis.

Nature des plantations

Sans grand mystère, il s’agit exclusivement des plantes locales. Par nature, elles sont adaptées au climat et à l’acidité du sol sans requérir beaucoup d’entretien. Dans ce jardin naturel insectes et oiseaux trouveront de quoi faire leur nid à leur convenance. Sans tomber dans le sectarisme, il n’est pas totalement interdit d’introduire des espèces végétales exogènes, pour peu qu’elles enrichissent la chaîne alimentaire. C’est le cas des tournesols dont les graines et le pollen sont signes de ripailles pour oiseaux et abeilles. Les espèces de végétaux se développeront en fonction de leur exposition dans le jardin et les haies, faites de diverses espèces alternées, pousseront librement, sans taille, de sorte à favoriser la nidification des oiseaux et les nourrir de leurs fruits. Le jardin comptera un espace de prairie en jachère dont les multiples fleurs et plantes mellifères de type ancolies, buglosse, bardanes attireront insectes et papillons.
Pour les rongeurs, les hérissons et toujours les oiseaux, on implantera des massifs buissonnants. Tout le monde est accueilli dans ce jardin naturel qui n’oubliera pas de satisfaire les insectes des zones humides et les batraciens en leur offrant une étendue d’eau suffisamment large.

Nature de l’entretien

A priori, peu de gestes d’entretien suffisent pour profiter de ce jardin à sa juste valeur. Toutefois, l’équilibre de la diversité voulue n’est pas si naturel et ce serait compter sans la colonisation de certaines espèces plus envahissantes que d’autres. Par conséquent, plus que d’entretien on parlera de gestion du jardin naturel.
Le jardin ne devra pas être totalement nettoyé après chaque saison pour laisser à la faune des abris naturels que sont par exemple les tiges mortes. Les insectes s’y réfugieront l’hiver et on pourra les retirer au printemps.

Si les prairies sont tondues, l’herbe ne sera évacuée qu’après quelques jours pour la transformer en compost. Cela laisse le temps aux insectes de déménager, aux graines de s’enterrer et empêchera le développement des chardons, graminées et orties.
Jouant le jeu jusqu’au bout, le terrain sera cultivé à l’aide d’outils manuels plutôt qu’avec des engins moteurs, et sans aucun traitement chimique. Pour économiser la consommation d’eau et ralentir l’évaporation, on procèdera au « mulching » des plantations. Ainsi n’aurez-vous rien à vous reprocher.