Archive for avril, 2011

La Rouille : Puccinia recondita

dimanche, avril 24th, 2011

La rouille consiste en des champignons qui forment des pustules sur le feuillage ou les tiges de la plante atteinte. Elle se développe par temps pluvieux et ronge la plante toute l’année. Souvent d’une couleur orangée, d’où elle tire son nom, cette moisissure peut donner des pustules blanchâtres ou brunes en fonction du type de champignon qui s’est installé car il en existe plusieurs variétés.

En fonction du stade de développement du champignon et de la saison, la couleur des spores varie. Jaunes ou orange au printemps,  ils virent au brun dans l’automne ou l’hiver.

Un très grand nombre de végétaux sont sensibles à la rouille : conifères, jacinthes, roses trémières, iris, fuchsias, menthes, groseilliers, pommes de terre.

Pour s’en prémunir on peut commencer par choisir des plants plus résistants et s’assurer d’une bonne circulation de l’air autour des végétaux. Les coupes de plantes et feuilles tombées à terre doivent être régulièrement ramassées car la rouille hiverne dans les débris végétaux.

Le premier geste de traitement est de faire obstacle à la contamination en supprimant le sujet entier ou, si possible, seulement les feuilles atteintes en prenant garde de ne pas les laisser tomber au sol, car la rouille est très contagieuse. Les outils qui auront servi à la coupe du sujet atteint seront désinfectés avant d’être réemployés sur une autre plante. Si certaines rouilles ne prospèrent qu’avec une seule plante, d’autres ont besoin de plusieurs plantes pour réaliser leur cycle de développement, d’où l’importance d’éviter la contamination et intervenir assez tôt.

Pour traiter les plantes, il faudra pulvériser un fongicide à base de triforine ou de propiconazole.

La joie d’une jachère fleurie

dimanche, avril 24th, 2011

Que du bonheur avec une jachère multicolore. A moindre coût, le jardin est fleuri dès la première année avec des racines qui travaillent le sol et des fleurs qui attirent les insectes auxiliaires. Peu de travail, résultat immense.

Economique et écologique, la jachère fleurie associe en panache belle-de-jour, thlaspi, souci, eschscholtzia, coquelicot, bleuet et lavatère. Rapidement épanouies, ces fleurs annuelles que l’on sème de mars à mai produisent un très bel effet avec un minimum d’effort. Ce sera un meilleur choix que de se ruiner dans des dizaines de plantes vivaces, précipitamment implantées, envahies par l’herbe, et qui ne seront jamais à la bonne place.

Avec une jachère fleurie, le bénéfice écologique est immédiat. Papillons et faune auxiliaire apportent leurs bienfaits et la terre est naturellement ameublie. La jachère agit comme un engrais vert. Passons à présent à l’effort minimum pour réussir son implantation.

Deux semaines avant de semer, il faut préparer le terrain de sorte que les mauvaises herbes aient le temps de germer. Elles seront  arrachées d’un coup de râteau avant de semer les fleurs. Si le temps est sec et que la pousse se fait attendre, il faudra arroser… une fois. Lorsqu’elles auront produit tous leurs effets, il faut laisser ce tapis roussir en fin de saison, comme tout le reste de la végétation. La jachère fleurie se transforme en fruits et graines qui nourriront de nombreuses petites bêtes. Cette étape contribue à l’équilibre du jardin. Une fois l’hiver venu, la décomposition de la jachère constitue un mulch préservant l’humidité et la chaleur du sol.

Choisir un arbre fruitier pour son balcon

dimanche, avril 10th, 2011

Pour se donner le plaisir de voir son arbre fleurir et cueillir ses fruits, vous pourrez installer sur votre balcon des variétés naines de fruitiers parfaitement adaptées à une culture en pot.

La gamme des variétés adaptées

Naturellement, les arbres se distinguent par leur haute taille, mais leurs dimensions sont variables tant il existe de variétés. Du gigantisme à des hauteurs minimales, un arbre au port compact peut, comme une plante, se contenter d’une culture en pot et dont l’enracinement réduit supportera un sol peu profond.

Plutôt qu’un arbre, on peut également s’intéresser aux arbustes que l’on taillera comme un arbre en ne conservant qu’un tronc et en supprimant les tiges de la base.

Les fruitiers miniatures

Pour un balcon, le choix se porte souvent sur les petits fruits du type fruits rouges, groseilliers, cassissiers ou framboisiers. Or si vous avez la chance de disposer d’un bel ensoleillement, rien n’interdit de profiter d’un fruitier avec sa belle floraison au printemps, ses fruits l’été et son feuillage chatoyant d’automne.

Il s’agit de fruitiers nains obtenus après de multiples mutations spontanées de variétés fruitières et une sélection de porte-greffe. Plus besoin d’échelle pour grimper dans son pêcher, cerisier, poirier, pommier, abricotier ou même amandier. Vous récolterez des fruits aussi gros que ceux issus des arbres de dimension traditionnelle. Si la floraison a commencé un peu trop tôt, la culture en pot autorise la pose rapide d’un voile d’hivernage pour les protéger d’un froid soudain.

Leur entretien requiert un substrat fertile, le paillage pour limiter l’évaporation et un arrosage régulier et généreux l’été. Tous les 3-4 ans il faut procéder au rempotage.

Un figuier à la maison

Les variétés disponibles pour une culture sur un balcon sont les

– ‘Brown Turkey’,

– ‘Brunswick’,

– ‘Dalmatie’,

– ‘Dorée’,

– ‘Madeline des Deux Saisons’,

– ‘Pastilière’

Elément de décor en soi, le petit figuier (ficus carica) est apprécié pour son large feuillage découpé et les formes de ses branches au bois clair. Ses fruits sucrés sont l’emblème des pays du soleil, alternant des teintes vert, pourpre et violet.

Installé dans une potée profonde d’au moins 40 cm, le figuier se développe à l’aide d’un substrat léger, fertile. Il s’entretient par des arrosages espacés et généreux, de la fumure organique posée à la fin de l’hiver et une taille, non pas l’automne, mais lors de la montée de sève au printemps. Il résiste bien au gel et la souche repart même si les températures atteignent -15°C.

Le laurier-sauce, aromatique et élégant

Il s’agit cette fois-ci d’un arbuste dont les feuilles sont couramment utilisées en cuisine pour relever les plats. Par sa persistance et son feuillage coriace vert foncé, le Laurus nobilis est, avec le buis, l’un des meilleurs sujets de l’art topiaire : formes pyramidales, coniques ou sur tige, il peut être spectaculaire sur un balcon. Attention toutefois aux courants d’air froids qu’il redoute.

Son entretien suppose de lui donner un substrat fertile, de l’arroser régulièrement toute l’année et de le tailler au printemps ou en fin d’été.

Suggestion pour un aménagement de balcon

Les possibilités qu’offre un balcon ensoleillé et abrité du vent sont inouïes. Ce micro-climat est favorable aux arbres fruitiers et vous pourrez en installer un ou deux dans des formes naines, colonnaires ou palissées selon votre espace.

Pour parfaire la métamorphose de votre balcon en  verger miniature, vous installez quelques pots de fruits rouges puis deux ou trois boules de buis. On pourra rajouter des plantes aromatiques telles que la ciboulette, le basilic, la menthe et le thym qui seront du plus bel effet. Quelques géraniums aux feuillages parfumés, ipomées et capucines grimpantes donneront la touche finale à l’enchantement de ce balcon.

Dessiner son futur jardin

dimanche, avril 10th, 2011

Vous dessinez votre jardin à l’échelle sur de grandes feuilles avec mention des plantes et arbustes qui seront installés. Ensuite, vous le coloriez pour vous rendre compte de l’effet visuel qu’il produira. Plutôt que de transposer votre imagination directement dans le réel, cette étape préliminaire se prête à tous les correctifs et servira de patron à l’aménagement de votre jardin. Un cahier des charges détaillé.

Agencer son jardin lorsqu’il est petit

Les plantations seront installées de préférence en périphérie et libérer le centre du jardin. L’étendue ne sera pas compartimentée, et en associant des couleurs douces avec des hauteurs et des volumes variés on obtient des effets de profondeur.

Faire de la place pour un potager
Lorsque le jardin est tout petit, certains légumes peuvent être mélangés aux plantes vivaces. C’est le cas des artichauts, des céleris, des salades, des choux ou encore de la rhubarbe qui donne un très bel aspect décoratif. Les herbes aromatiques trouveront leur place en bordure.

Un pas de porte à fleurir
A défaut de terrain, rien n’interdit l’usage de jardinières. Les pots seront disposés de façon à être accessible et ne pas gêner la circulation. Les plantations seront en harmonie avec la maison et son exposition : une entrée rustique appelle la souplesse des lavatères, cosmos, gaillardes ou gypsophile et s’accommode mal des massifs réguliers d’œillets d’Inde ou de bégonias.

Des fleurs à l’ombre

L’ombre n’est pas toujours l’ennemi des fleurs et d’ailleurs le choix est vaste pour fleurir
un coin d’ombre dans son jardin. Il est dommage de délaisser cet espace qui peut être éclairé par des plantes et fleurs aux teintes douces et pastels.
Les arbustes adaptés sont en particulier les fuchsias, lierres, hortensias ou althéas.

En bulbe, il existe les ornithogales, jacinthes des bois, crocosmias, perce-neige, scilles de Sibérie, ainsi que les lis et arums qui sont du plus bel effet.

On trouve dans les plantes annuelles et bisannuelles les bégonias, myosotis, pensées, lunaires et impatiens. Il faut les semer à la lumière et repiquer à l’ombre les semis lorsque leurs pieds seront assez forts.
Des plantes vivaces également prospèrent dans les coins d’ombre telles que les violettes, hellébores, primevères, pervenches communes, astilbes, cœurs de Marie, hépatiques et digitales.

Sous un arbre, on pourra installer des linaires, némophiles, fougères, roses de Noël, ornithogales, cyclamens de Naples, scilles ou des campanules.

Comme l’entretien au pied d’un arbre est complexe, rien n’interdit d’y faire pousser un massif. On peut construire un petit muret pour surélever de 20 à 40 cm ce massif qui s’enracinera plus facilement. Cette jardinière sera remplie d’un mélange de terre de jardin, de sable grossier avec du terreau et il suffira de veiller à l’humidité.

Si le jardin est au pied du mur, le choix devra se porter sur un hortensia grimpant, ou encore un lobélia vedrariensis ou un hortensia à fleurs plates.

Fleurir les terrasses

Choisir des plantes grimpantes pour ses murs

A chaque plante grimpante son emplacement :

– hortensia grimpant ou lierre commun sur une façade nord,
– bignone, vigne vierge, aristoloche, glycine en plein sud,

– clématite, jasmin d’hiver, chèvrefeuille à l’est

– rosier, actinidia, vigne vierge, kolomikta sur un mur ouest.

Maîtriser la croissance d’une grimpante avec une palissade
Le treillage doit être peint ou traité avant sa fixation avec des attaches spéciales. Il est recommandé de percer à intervalles réguliers. Au pied du treillage, le sol sera bêché et il faut creuser un trou d’un plus grand volume que celui du conteneur. L’installation des mottes est réalisée en respectant un espace de 15 à 20 cm du mur. Chaque branche est ensuite attachée avec des cordons souples. Il faut arroser fréquemment et généreusement. Les engrais ne seront apportés qu’à l’automne. Les nouveaux rameaux seront palissés au fil de leur croissance.

Une végétation étalée pour un muret
Les murets se recouvrent facilement avec une plante vivace. Elle sera plantée dans un mélange de terreau, de terre de jardin et de tourbe déposé dans un creux ou au-dessus.
Hormis le lierre, pourront s’épanouir corbeille d’argent, corbeille d’or, saponaire, campanule, aubriétia, rue et valériane rouge. Il faudra équiper le muret d’un dispositif d’arrosage. Le système d’arrosage sera directement installé avec la construction s’il s’agit d’un nouveau muret spécifiquement dédié à ces fleurs. Des coudes en PVC peuvent être installés à l’arrière des poches de terre du mur pour recevoir l’eau d’arrosage.
Un arbre au milieu de la terrasse
Si vous aménagez une terrasse à l’ombre d’un arbre que vous ne voulez pas sacrifier, la pose de dalles autour du tronc requiert quelques précautions.
Il faut anticiper son expansion et disposer les dalles à une distance suffisante du tronc pour toujours pouvoir apporter eau et engrais lorsqu’il aura atteint sa taille adulte.

Si des racines sont sectionnées, il faut nettoyer la plaie à la serpette puis immédiatement mastiquer pour ne pas toucher aux racines affleurantes.
On installera une jardinière autour de l’arbre et on réservera un espace libre plus important. Les plantations autour de l’arbre seront de préférence des arbustes et plantes aux formes naines et couvre-sol.
Les allées du jardin
Une allée adaptée à son milieu

La taille de l’allée doit convenir à son environnement. On compte 120 à 150 cm de large pour une allée principale qui conduit à la maison. Une allée du jardin ne sera pas plus large de 90 cm. Pour permettre le passage d’une brouette ou d’une tondeuse 60 cm de large suffisent.

La couleur claire d’une allée est une solution pour éclairer un coin d’ombre, tout comme repeindre le mur attenant en blanc.
Créer une allée dans une pelouse
L’allée sera préalablement tracée à l’aide de deux cordeaux. Elle doit être conçue avec une légère pente si elle touche la maison afin d’éviter les infiltrations. Les mottes doivent être retirées sur une vingtaine de centimètres. Il faut ensuite étaler 10 cm de gravier et 5 cm de sable, puis damer le sol. L’allée est prête à recevoir les dalles et c’est en rajoutant ou en retirant du sable que l’on ajustera le niveau au fur et à mesure de la pose. Les dalles sont enfoncées par petits coups réguliers frappés avec un maillet en caoutchouc. Les interstices seront remplis de sable avec un simple balai.

Soigner les allées de son potager
Il est recommandé de recouvrir les allées du potager de sciure sur une épaisseur de 10 cm. A défaut, on peut disposer d’écorces de pin. La circulation et l’entretien du potager en seront plus aisés.
Agrémenter son jardin d’un escalier en rondin de bois
C’est un moyen rapide de faire surgir un escalier en recourant à des rondins de bois pour former des contremarches. Ils seront en châtaignier, bouleau, hêtre ou chêne et traités contre le pourrissement. Il faut les maintenir avec des piquets traités au goudron de Norvège. Pour achever l’effet,  les bordures de contremarche sont fleuries avec de petites plantes vivaces.
Les petits devoirs du jardinier

Prévoir l’expansion des haies et des arbres
Il faut installer ses arbres, arbustes et haies dans un emplacement suffisamment large pour leur croissance et anticiper l’ombre qu’ils feront à l’âge adulte. Une fois enracinés, il sera difficile de les transplanter.

Choisir des arbustes adaptés aux terrains calcaires

On peut citer non pas de mémoire, mais par ordre alphabétique l’aubépine, le baguenaudier, le berberis ou épine-vinette, le spectaculaire boule de neige, le buis ce grand classique, le cornouiller aux bois rouges l’hiver, le genêt, l’épais genévrier aux baies parfumées, le fusain, l’élégant hibiscus, le houx, le kerria, le rhus ou sumac, le seringat ou jasmin des poètes, le sureau, la symphorine, le tamaris, le troène.

Préparer le terrain à un massif
Pour créer un massif de vivaces qui fleuriront à l’automne, le terrain doit être préparé dès le mois d’août. Il faut le désherber, le bêcher et le ratisser.

Aménager ses talus
Plutôt que de peiner à tondre ses talus ou terrains en pente, autant les garnir de plantes vivaces, arbustes nains et plantes tapissantes.

Valoriser une souche d’arbre ou un arbre mort
Les vieilles souches d’arbre peuvent donner beaucoup d’effet. En creusant le centre puis en perçant des trous sur les côtés pour permettre l’écoulement de l’eau, vous disposez d’un puits improvisé où placer du terreau pour y planter des fleurs  variées et retombantes.
De même un arbre mort débarrassé de ses branches pourries et mal placées peut servir de support à une plante grimpante. Le sol sera préparé et enrichi d’un bon mélange de terre. La plante sera enroulée autour des branches et fixée à l’aide de liens souples. L’arrosage sera régulier et généreux.

Planter des piquets sans les éclater
Avant de planter le piquet, il faut penser à poser à son extrémité un collier de serrage. A défaut, on utilisera un fil de fer robuste que l’on cercle sur un ou deux tours autour du piquet. Ainsi protégé, on enfonce le piquet et on retire son collier de serrage.
Mettre en jauge
Lorsque des plantes doivent être mises en jauge, il faut que le sillon soit creusé en bordure d’une terre tassée et d’une terre labourée, le tout orienté au nord. Les végétaux sont couchés dedans et recouverts d’une terre meuble qui les protègera du vent.

Protéger ses châssis
Il est préférable d’installer un châssis à l’abri du vent contre un mur, exception faite pour les façades au nord. La chaleur accumulée le jour par le mur lui profitera la nuit.

En l’absence de mur, le châssis sera installé au pied d’une haie d’arbustes à feuillage persistant qui fera office de brise-vent.

Aménager son jardin avec méthode

samedi, avril 2nd, 2011

Sans prétendre devenir expert dans l’art de l’aménagement paysager, il est possible de s’en tenir à quelques règles simples pour obtenir un résultat esthétique satisfaisant.

Le style de l’aménagement est la première chose à déterminer. Bien sûr, vous écouterez vos goûts et serez guidé par votre personnalité et vos attentes. Cependant, il faut tenir compte de votre maison, de son environnement naturel et architectural pour assurer l’harmonie de l’ensemble. C’est encore plus vrai, si vous recherchez l’impromptu d’un jardin.

Le temps de la réflexion est indispensable. Les plantes et matériaux doivent être choisis avec soin. Rien ne presse.

Ne pas risquer l’abondance qui se transforme rapidement en fouillis. Elle fait échec à la valorisation des éléments clés du décor et retire toute élégance au jardin. Vous en serez pour vos frais.

La répétition des formes, des masses, des textures, et surtout des couleurs égaye le décor et prodigue au jardin un aspect riant et soigné.

Le prolongement de la maison peut être obtenu par des plantations contenues dans une plate-bande. Il est recommandé de ne pas les coller contre les murs et d’aérer les associations.

Prendre du recul avant et pendant les travaux d’aménagement pour vérifier la pertinence de ses choix et la bonne évolution des effets que l’on veut obtenir.