Archive for mars, 2011

Des fraisiers dans le jardin

samedi, mars 12th, 2011

De la fin août à la mi-octobre, c’est le moment de planter des fraisiers. Opération à la portée de tous, surtout qu’en septembre la terre chaude et humide est le gage de la reprise.

La préparation du sol

Les fraisiers aiment les terres acides, par conséquent on amendera la terre de tourbe si le sol est calcaire. Le sol est recouvert de compost puis bêché sur 20 cm. Un apport complémentaire de corne broyée et de sang desséché à la terre favorise la qualité gustative des fraises.

L’installation des plants

Si les fraisiers sont destinés à recouvrir une plate bande du jardin, il s’agit de lutter contre les mauvaises herbes. Il est préconisé de dérouler un grand plastique noir et le percer tous les 35 à 40 cm à l’endroit de chaque plant. A défaut, il faut désherber à la main, puis recouvrir le sol de paille pour protéger les plants du froid et les maintenir dans un sol humide.

N’exigeant pas un grand volume de terre, les fraisiers se satisfont d’une culture en jardinière ou en pot.

Commercialisés en godet, les fraisiers s’installent très bien et reprennent sans souci.

L’arrosage et l’entretien

L’arrosage sera soutenu jusqu’en novembre si les pluies ne sont pas encore arrivées. En hiver, on supprime les stolons qui poussent au pied et épuisent la plante. Les variétés remontantes produisent des fruits jusqu’aux gelées et les variétés non-remontantes produisent en mai et juin.

Les miniplants à la mode

samedi, mars 12th, 2011

Parfaitement adaptés aux jardinières, aux suspensions et même pour les massifs ou les potagers, les miniplants prêts à planter sont largement commercialisés. Il s’agit de jeunes plants issus de semis proposés en différentes tailles en fonction de leur stade de croissance. Les stades les plus avancés conviendront mieux aux massifs du jardin.

Des miniplants de 6 à 8 semaines

Agés de 6 à 8 semaines, les miniplants ne sont pas plus grands qu’un pouce et servent aux horticulteurs qui les disposent en godets. Ils ne requièrent qu’un minimum de substrat. Ce stade de croissance est idéal pour garnir une jardinière, un pot ou une suspension.

Les miniplants plus avancés

Plus âgés, les miniplants peuvent être directement plantés au jardin, dans les massifs ou les jardinières. Leur floraison se fera en printemps ou en été selon leur espèce.

Il s’agit en général de miniplants issus de semis. On peut préférer des plants issus de boutures. Leurs racines seront mieux développées.

Le volume de la motte dépend de l’espèce et de son mode de reproduction. Elle est prête à planter en l’état dans les vasques ou les jardins. On prendra soin de choisir des jeunes plants conditionnés en blister qui supporteront mieux les voyages.

5 outils pour tailler

samedi, mars 12th, 2011

Arbres et arbustes sont taillés à la fin de l’hiver, en période de dormance, pour les fruitiers comme les arbres d’ornement. C’est l’occasion de leur redonner une forme et provoquer une floraison abondante.

Le sécateur

Outil quotidiennement dans la main du jardinier, c’est avec le sécateur que l’on débarrasse ses arbres et arbustes des pousses disgracieuses et des bois morts. Les poignées sont ergonomiques et certains modèles sont conçus avec un levier plus puissant que le mécanisme traditionnel à ressort.

Le coupe branches

Il s’agit d’un grand sécateur muni de longues poignées et d’une double articulation ou d’une crémaillère pour décupler la force exercée par la pression des bras. Il sert à sectionner des branches assez grosses, jusqu’à 5cm de diamètre. Dans leur version à enclume la coupe est moins franche.

La scie arboricole

Il s’agit de scies manuelles à coupe tirante qui mordent le bois. Pour atteindre le haut d’une haie, certains les fixent au bout d’un manche. Il faut que les coupes soient franches et nettes et, considérant le diamètre de la coupe, il est préférable d’appliquer un mastic pour assurer la cicatrisation.

L’échenilloir

Dorénavant plus rare et pourtant pratique pour tailler le haut d’une haie de genévriers ou de pyracanthas, qui ferait pâlir une échelle tant elle pique. Est adaptée au bout d’un long manche une large tête de sécateur que l’on actionne par une cordelette, ou un système de chaîne disposé dans le manche télescopique.

La serpe à bois

Munie d’une lame en acier, la serpe à bois est utilisée pour nettoyer les sous-bois. Elle est efficace pour se constituer du petit bois de chauffage ou former des piquets.

Recommandations d’entretien

Ces outils requièrent un entretien régulier :

– les lames sont convenablement aiguisées à chaque saison et vérifiées avant chaque usage

– les lames sont nettoyées après chaque coupe pour ne pas véhiculer de maladies et de parasites d’un sujet à l’autre

– les ressorts et articulations sont correctement huilés

L’arrosage des plantes d’intérieur

samedi, mars 12th, 2011

Plante verte ou plante fleurie l’arrosage est une question délicate car la sécheresse liée aux conditions de culture en pot menace, mais pas autant que le risque de trop arroser. Fatal pour les plantes d’appartement. Le bon dosage de l’apport en eau est commandé par l’espèce et la taille de la plante, mais aussi de la saison et de son cycle d’activité, puis de son environnement : hygrométrie, volume du pot et lumière.

Moment et fréquence de l’arrosage

Il est nécessaire d’arroser  lorsque la terre est sèche ou lorsque la terre se resserre autour de la plante, se détachant des parois du pot. Il est important de laisser sécher la terre de surface entre deux arrosages. La fréquence est généralement d’un arrosage hebdomadaire de mars à septembre et seulement une fois tous les 15 jours en hiver.

L’arrosage est préférable le matin avec une eau qui ne soit pas trop calcaire et à température ambiante.
La fréquence générale de l’arrosage en fonction des températures ambiantes :
Printemps-été
– 1 fois par semaine entre 15 et 18°C
– 2 fois par semaine entre 19 et 22 °C
– 3 fois par semaine entre 23 et 26°C
Automne-hiver
– tous les 15 jours entre 15 et 16°C
– 1 fois par semaine entre 17 et 19°C
– 2 fois par semaine si supérieure à 20°C

Ces fréquences sont données à titre indicatif car il faudra augmenter les arrosages

si la plante est en période de croissance (printemps, été ou automne selon les espèces) ou si elle porte des bourgeons ou des fleurs. De même, si son feuillage est très fin ou si elle est contenue dans un petit pot, il faudra l’arroser plus souvent.

A l’inverse, il vaut mieux modérer les arrosages si la plante est munie de racines charnues ou de feuilles épaisses. De même si elle est en période de repos végétatif.

Les techniques d’arrosage

L’arrosage en surface, par dessus la plante, est la modalité la plus habituelle d’arrosage. L’eau s’infiltre dans la terre puis gagne les racines et termine sa course dans la soucoupe. Il est recommandé de ne pas laisser l’eau stagner dans la soucoupe, les racines risqueraient de pourrir, sauf en cas d’absence prolongée, tel que des vacances pour lesquelles on prévoira même d’installer les plantes dans un bac d’eau. Mais en règle générale, on videra les coupelles et cache-pots de l’eau excédentaire.

Une autre technique consiste au bassinage ou trempage du pot, lequel est immergé dans un bac ou un seau rempli d’eau. L’eau s’infiltre par les trous de drainage percés au fond du pot. On le retire une fois que le terreau de surface est mouillé.

Cette technique est utilisée pour les plantes dont le feuillage cireux ou duveteux craint l’eau, telles que les cyclamens, saintpaulias et plantes carnivores. Une exception notable concerne les broméliacées dont le centre doit contenir en permanence un peu d’eau (guzmania, vriesea ou neoregelia).

Les plantes en suspension seront arrosées par ce moyen. Les racines des orchidées ou fougères qui sortent du pot pourront ainsi tremper dans l’eau.
La brumisation est le geste complémentaire de l’arrosage de façon à recréer autour de la plante l’atmosphère humide dans laquelle elle prospère. C’est valable en particulier pour les crotons, ficus, calatheas, aglaonemas, monsteras, asplenium, peperomias, cissus ou nephrolepis. Les pièces humides comme les salles de bain leur conviennent parfaitement.

La brumisation est à bannir pour d’autres plantes qui ne supportent pas d’avoir les feuilles et tiges mouillées : fleurs d’azalées, d’anthurium ou feuillage des coleus et bégonia.

Pour conserver le pot dans une source humide sans risquer d’asphyxier les racines, il suffit de le poser dans une soucoupe de billes d’argile. Les billes d’argile s’emploient également comme couche drainante au fond des pots.

Les 5 étapes pour réaliser une bordure

samedi, mars 12th, 2011

Les bons gestes pour une plantation en bordure sont à la portée de tous, pour peu qu’on ait un peu de temps devant soi.

Tendre le cordeau

Il faut d’abord préparer son emplacement avec une bêche de façon à casser grossièrement les mottes de terre qui gêneraient l’implantation. C’est aussi le moment de désherber pour éliminer les mauvaises herbes envahissantes et indésirables. Pour former la bordure et en fixer la distance, vous tendez un cordeau en parallèle de l’allée en laissant de la place pour la croissance des végétaux.

Creuser une tranchée

De chaque côté du cordeau il faut ouvrir une tranchée assez large et profonde à l’aide d’une bêche pleine. Ainsi, les racines pourront se loger dans la tranchée sans être retroussées. S’il s’agit d’une bordure de buis, il faut enterrer la base des tiges. C’est en hiver que l’on peut les planter à racines nues, hors période de gel.

Praliner les racines nues

Aucune vilaine connotation dans ce terme technique. Il s’agit d’utiliser du pralin distribué dans le commerce ou de préparer dans un seau ou une cuve une boue de terre et d’eau.

On trempe quelques minutes les racines et la base des plants jusqu’à ce que les racines et les parties qui seront enterrées en soit entièrement recouvertes. La technique du pralinage préserve les racines du dessèchement et favorise la reprise du plant.

Disposer ses plantes

Les plantes sont posées dans la tranchée avec l’espacement requis pour son espèce. Les racines pointent le fond de la tranchée tout en étant étalées dans toutes les directions. Les plants sont appuyés sur le cordeau et maintenus droit en ramenant progressivement la terre avec un transplantoir autour des racines.

Arroser généreusement

Pour reboucher la tranchée, il faut tasser la terre remuée au fur et à mesure qu’elle est rapportée jusqu’aux premières feuilles. L’arrosage se fait à grande eau, sans la pomme d’arrosoir de façon à toujours tasser la terre. Les tiges enterrées génèreront de nouvelles racines qui assureront l’équilibre et l’enracinement du plant. Pendant les deux années qui suivent, il faut régulièrement les arroser surtout en période sèche.