Archive for février, 2011

Le rempotage des plantes d’appartement

samedi, février 26th, 2011

Les plantes d’intérieur n’ont de ressources que le terreau contenu par leur pot. Vient un moment où leur croissance exige un terreau renouvelé et un plus vaste volume.

Le temps du rempotage

Le rempotage devient nécessaire lorsque les racines de la plante s’entassent et se compriment dans un pot manifestement devenu trop étroit. Pour le vérifier, on retire la plante de son pot en la saisissant à la base de la tige et en la retournant. Apparaissent hors de la motte des racines libres, qui ne puisent dans aucune ressource de terre.
Sans même attendre le débordement des racines, le substrat s’épuise à la longue. Les sels minéraux et nutriments nécessaires à la croissance ont été absorbés et le terreau est lessivé sous l’effet des arrosages successifs. Il faut donc en changer pour assurer le développement de la plante.
Le rempotage sera à effectuer au printemps avant que les racines ne reprennent leur activité ou en fin d’été, après la forte croissance des plantes qui supporteront alors mieux l’hiver dans un terreau neuf et riche de ressources nutritives.

Les modalités du rempotage

Le contenant sera choisi dans la taille au-dessus de l’ancien pot. Le nouveau diamètre sera au maximum supérieur de 2 à 4 cm.

Pour empêcher qu’une racine vienne boucher l’écoulement de l’eau, on place un caillou ou un tesson de poterie sur les orifices du pot de façon à garantir le drainage.

Le pot est rempli sur quelques centimètres de terreau. On installe la motte au milieu et on complète de terreau en laissant près de 2 cm de marge au bord du pot.

Pour chasser les poches d’air et tasser la terre autour des racines, il suffit d’arroser généreusement.

Pratiquer un surfaçage

Lorsqu’il est impossible de rempoter car les ficus ou phœnix sont devenus trop volumineux ou lorsqu’il s’agit de plantes qui se dispensent de rempotage régulier, on pratique au moins un surfaçage. Il s’agit de remplacer par du terreau neuf les quelques centimètres de terre en surface du pot. Au gré des arrosages, les nouveaux éléments nutritifs de la surface seront entraînés vers les racines.

S’il s’agit d’une plante volumineuse, ses besoins sont plus conséquents. Il faudra enrichir le terreau de petites billes d’engrais à libération lente, du type Osmocote™.

Le couvre-sol, un tapis végétal maîtrisé

samedi, février 26th, 2011

Rempart contre les mauvaises herbes, les plantations couvre-sol stylisent fortement le jardin de leur étendue régulière. En revanche, leur effet décoratif ne s’obtient qu’à la condition de désherber, de planter de façon adéquate et de montrer de la patiente.

Supprimer les mauvaises herbes

Par la densité de leur croissance, les couvre-sol convenablement plantés empêchent l’installation des mauvaises herbes. Nous disons bien l’installation, pas l’élimination des mauvaises herbes traçantes déjà présentes. Chiendent (Agropyron repens), lierre terrestre (Glechoma hederacea), herbe aux goutteux (Aegopodium podagraria), muguet (Convallaria majalis) ou prêle des champs (Equisetum arvense) doivent être supprimés avant la plantation.

Pour s’en débarrasser, le moyen le plus rapide est de retirer toute la terre sur 30 cm de profondeur, de la tamiser pour ôter les racines et la replacer. Soit un travail de titan.
A défaut de titan sous la main, il faut renoncer à une année de culture. Pendant cette année d’attente, il s’agit

– soit de répandre des herbicides organiques ou chimiques totaux en recommençant ce traitement tout l’été.

– soit de recouvrir d’une toile noire l’espace à planter. Privées de lumière, plus aucune plantes ne pourront pousser sous la toile.

– soit d’installer des feuilles de papier journal (7 à 10 feuilles pour une densité normale de mauvaises herbes) ou du carton non ciré contre les herbes aux pousses vigoureuses telles que muguet et herbe aux goutteux. Cette couverture est à son tour recouverte de 20cm de terre du jardin saine, dépourvue de mauvaises herbes. Ainsi, les mauvaises herbes sont privées de lumière et dépériront, comme la protection de papier journal qui se dégrade en un an. C’est la méthode dite du paresseux. On améliorera ensuite la terre avec du compost, ou tout autre engrais naturel à dégagement lent tel que la farine de sang. Ultérieurement, les mauvaises herbes qui réussiront à s’installer seront arrachées à la main.

Planter ses couvre-sol avec art

Les plants sont espacés de façon à ce qu’ils se touchent une fois parvenus à la taille adulte. L’espacement requis est donné pour chaque espèce, mais en l’absence d’indication, il faut laisser un espace des deux tiers du diamètre de la plante adulte.

Pour les plantes à stolons ou à rhizomes traçants, il faut laisser encore plus d’espace entre deux plants. Le tapis végétal sera donc plus long à se refermer. Il faut compter deux à trois ans pour voir le tapis végétal se refermer.

Il est recommandé de planté en quinconce plutôt qu’en carré pour donner un aspect naturel et plus homogène.

Les espaces vides entre les plants seront recouverts d’un paillis de 7 cm d’épaisseur pour empêcher la germination des graines de mauvaises herbes déposées par le vent et les oiseaux. On choisira un paillis forestier ou des feuilles déchiquetées, c’est-à-dire un paillis décomposable qu’il faudra régulièrement renouveler pour garder les 7 cm d’épaisseur.

L’opération se termine par un arrosage copieux et il faudra maintenir l’humidité du sol pendant tout le premier été. Les années suivantes, les plantes couvre-sol auront fait leurs racines et ne nécessiteront pas d’arrosage, sauf dans le cas d’une année de sécheresse.

Cultiver un fruitier nain

samedi, février 26th, 2011

Rien n’interdit de récolter ses fruits lorsqu’on ne dispose que d’un petit jardin, voire même que d’un balcon. Ce plaisir est rendu possible avec des variétés naines d’arbres fruitiers qui se contentent d’une culture en pot.

Les variétés d’arbres fruitiers nains

Si les arbustes à petits fruits, groseilliers, cassis, framboisiers, se satisfont très bien d’une culture en pot, un porte-greffe nanifiant ou une variété naine peut aussi bien s’adapter à ces conditions de cultures particulières liées au faible volume de terre.

Des variétés de figuiers, de pommiers compacts sont spécialement conçues pour une culture en pot, de même pour les poiriers, mais ceux-ci prennent de plus grandes proportions. Les poiriers seront mieux maîtrisés par une culture palissée (en palmette ou espalier) qui permettra l’aération et la pénétration de la lumière. De même, pêchers, cerisiers et pruniers se développent en pot mais demandent à être palissés en exposition sud contre un mur ou une clôture. Les agrumes sont envisageables sous réserve de pouvoir les rentrer à l’abri dès l’automne dans une véranda lumineuse dont la température nocturne ne descendra pas en dessous de 7 °C.

La pollinisation des fruitiers

Pour produire des fruits, en principe, il est nécessaire de réunir plusieurs arbres fruitiers. Condition difficile à tenir dès que l’espace manque. Pour s’affranchir des lois de la nature, il suffit de choisir une variété auto-fertile, d’autant que le fruitier nain sera isolé.

Si les arbustes à petits fruits produisent d’eux-mêmes beaucoup de fruits, cerisiers, pommiers, pruniers et poiriers, ne sont que moyennement auto-fertiles. Pour favoriser la production de fruits, il reste nécessaire d’installer au moins deux fruitiers l’un à côté de l’autre, ou d’avoir un porte-greffe divisé en plusieurs greffons.

La sélection du plant

Hormis les agrumes, les fruitiers sont des espèces à feuilles caduques. Ils ne sont vendus à racines nues qu’en fin d’automne ou en hiver au moment où ils sont en période de dormance. En revanche, ils sont proposés en motte toute l’année.

A racines nues, il faut vérifier l’état du système radiculaire qui doit être bien développé. Vendus en motte, il faut également vérifier que les racines sont saines et non comprimées dans leur pot. La motte de terre doit avoir conservé son humidité et ne présente pas d’adventices.

Racines nues ou en motte, le fruitier dispose de branches latérales bien espacées et réparties de façon équilibrée. La nature du porte-greffe sera également contrôlée.

Application pratique

Pour planter son fruitier nain, il faut arroser copieusement le jeune plant avant sa transplantation. On choisira un contenant de 38 à 45 cm de diamètre. Le contenant contient des trous de drainage et on commence par le tapissé de tessons de terre cuite ou de billes d’argile expansée pour favoriser le drainage et empêcher que les racines ne pourrissent. Pour empêcher que la terre ne s’échappe à travers ces trous de drainage, on recouvre les billes d’un feutre de jardin. A son tour, il est recouvert de terre de jardin. Si celle-ci est réputée pauvre, on ajoutera un fertilisant, sinon il vaut mieux s’abstenir car les engrais favorisent le feuillage au détriment de la production de fruits.

Le plant est posé droit sur le terreau, puis on ramène la terre autour de sa motte ou de ses racines jusqu’à 2,5 cm du rebord du pot. Cette marge facilitera l’arrosage. La terre sera légèrement tassée autour du plant, puis arrosée. Le terreau doit être maintenu humide jusqu’à la reprise de la croissance du plant. Le pot sera installé en plein air, selon une exposition ensoleillée. On plante un tuteur si on a choisi un port colonnaire, ou on palisse le jeune plant, si on a choisi une croissance sur palissade.

Entretien du fruitier nain

S’agissant d’une culture en pot, la principale menace est celle de la sécheresse. Il faut régulièrement arroser en été et de façon plus modérée en hiver. Aussi la terre du pot s’épuise vite et demande à être régulièrement fertilisée par un apport d’engrais (modéré en azote) avant la floraison, et par un paillage au printemps avec une fumure déjà compostée. Il faut surveiller la couleur du feuillage dont un jaunissement signalera la moindre carence. Un hiver sur deux, le fruitier sera rempoté dans un contenant légèrement plus grand. A défaut, il faut pratiquer un surfaçage, c’est-à-dire remplacer quelques centimètres de la terre de surface par de la terre de jardin fraîche.

En fonction des variétés, il faut attendre parfois 4 ans pour obtenir une forme régulière. Les premières années, la taille aura pour objectif de donner une forme équilibrée à l’arbuste. Ensuite, la taille annuelle permettra de soigner cette forme.
Il faut aussi pratiquer un éclaircissage après chaque floraison pour limiter la production de fruits. En effet, s’ils sont trop nombreux, ils risquent de casser les branches et fatiguent l’arbre.

Il faut enfin régulièrement surveiller l’apparition de maladies ou de parasites dont toute invasion appelle un traitement approprié.

Un jardin intérieur de cactées et plantes

samedi, février 26th, 2011

Cultiver un jardin intérieur décoratif n’est pas aussi contraignant qu’on pourrait le penser dès lors que l’on installe le bon équipement.

L’équipement d’un jardin intérieur

Aloé vera, pachira aquatica ou cactées conservent leurs couleurs sous une lampe horticole. L’investissement pour un jardin intérieur consiste en des pots et des coupelles qui retiendront l’eau, une lampe à spectre lumineux adéquate, un réflecteur muni d’un ballast, un minuteur pour alterner les heures de jour et de nuit et un dispositif de mesure de la température et de l’hygrométrie.

1 – L’éclairage

Le réflecteur est installé au plafond avec un crochet et un filin de fer dont la longueur sera ajustable pour suivre la croissance des plantes. L’ampoule doit être placée entre 30 et 90 centimètres au dessus du feuillage. Une fois l’ampoule vissée (avec un chiffon pour ne laisser aucune trace de doigt qui risquerait de faire exploser l’ampoule en chauffant), il faut attendre que le gaz se stabilise avant d’allumer la lampe. Une lampe produisant 9000mWm2 convient à la plupart des plantes (6000mWm2 seulement pour des concombres). La lumière doit se réfléchir sur la surface environnante. Sols et murs seront blancs, voire réfléchissants.

Le réflecteur produit de la lumière et un peu de chaleur ce qui ne nuira pas aux cactées et plantes tropicales. Dans un environnement à 17°C, leur croissance est ralentie. L’idéal pour ces plantes est un environnement dont la température sera comprise entre 20 et 24°C.

2 – Le choix des plantes et du substrat

Le substrat sera adapté aux besoins particuliers des plantes rassemblées dans ce jardin intérieur.

Pour les cactus, le substrat drainant mélange terre, sable et petits cailloux de différents diamètres.

Pour les plantes tropicales, telles que l’oreille d’éléphant (Alocasia calidora), le pied d’éléphant (beaucarnéa) ou le pachira aquatica, le substrat sera bien noir et drainant.

Le terreau de jardinerie sera éventuellement enrichi par une terre de jardin fine et légère, du fumier de cheval composté et de la perlite.

3 – L’alternance du jour et de la nuit

Les plantes aussi ont besoin de dormir au moins 6 heures. Il est nécessaire d’installer un minuteur qui programme un noir total pendant 6 heures et 18 heures de lumière, surtout en période de croissance. Cette alternance permet de ne pas fatiguer les plantes. En abaissant la durée d’éclairage à 12 heures, la floraison est stimulée.

Faut-il encore que toutes les plantes baignent dans la même lumière. Les plus grandes ne doivent pas faire de l’ombre aux plus petites. Il importe d’installer les plus volumineuses en périphérie et disposer les plus petites au centre de la pièce, chacune étant correctement espacées.

4 – Arrosage et humidité

La fréquence de l’arrosage dépendra des besoins de chaque plante. Les cactées sont parmi les plus sobres et leur arrosage sera faible. Pour certaines plantes, les feuilles doivent également être vaporisées.

L’humidité de l’air doit être maintenue entre 40 et 50%.

Il faut aussi penser à tourner les plantes de temps en temps, ameublir la surface du pot pour favoriser la pénétration de l’eau et maintenir chaque plante à une bonne distance l’une de l’autre pour permettre une bonne aération et empêcher des moisissures de proliférer.

Sang, corne et guano stars des engrais naturels

dimanche, février 20th, 2011

Les engrais organiques naturels satisfont aux nouvelles exigences des jardiniers écologiques. Pour aider la croissance des plantes, guano marin, corne broyée et sang séché stimulent la fertilité des sols.

L’intérêt des engrais naturels organiques

L’objectif de toujours est de fertiliser un sol appauvri par les cultures incessantes de massifs fleuris et de potager. La structure de la terre est déjà améliorée par l’ajout d’argile ou de fumier avec lesquels elle reconstituera ses réserves. Mais c’est insuffisant pour assurer l’épanouissement de toutes les plantes. A certains stades de leur développement, il faudra ajouter de l’engrais.

Il est recommandé de choisir un engrais naturel pour ne pas altérer l’environnement. Largement commercialisés, ces engrais complètent le compost et sont adaptés à l’agriculture biologique.

Les vertus du sang desséché

Le sang séché est recherché comme engrais pour son azote. 100 % d’origine animale, il stimule rapidement la biologie du sol. L’azote qu’il libère agit sur la croissance des plantes, la couleur du feuillage, et maintient plus longtemps la floraison. Il est idéal pour les plantes vivaces et les rosiers dont il ne brûle pas les racines.

La poudre de sang agit rapidement, donnant aux végétaux « un coup de fouet » comme le guano. Par conséquent, elle sera incorporée à la terre au printemps.

Dosages préconisés

– arbres fruitiers et d’ornements : 1,25 kg pour 10 m²

– arbustes, fleurs et légumes: 0,75 kg pour 10 m²

– gazon : 1 kg pour 20 m²

– compost biologique : 1,5 kg pour 1 m3

L’apport de la corne broyée

La corne broyée est un engrais azoté qui se diffuse progressivement et lentement dans les sols sans brûler les racines. Son effet fertilisant est plus durable dans le temps que la corne torréfiée qui pourtant réunit les mêmes caractéristiques. Par son action prolongée, la corne passe pour un engrais « de fond ». Par conséquent, elle est introduite au printemps ou à l’automne au moment des plantations. La corne broyée est répandue au pied des plantes puis enfouie par un simple griffage.

Dosages préconisés

– arbres et arbustes : 100 à 150 g par pied

– arbres fruitiers et d’ornement : 300 à 500 g par sujet

– plantes de bruyère et plantes de rocaille : 50 g par m²

Les bienfaits du guano marin

Le guano est le vieillissement des fientes accumulées d’oiseaux marins. Chimiquement, il est riche en azote et en phosphore, et il nourrit les cultures de ses nombreux oligo-éléments. Ses effets sont les plus rapides parmi les engrais naturels.

Avec cet engrais, l’expansion des plantes est rapidement obtenue et le sol retrouve un bon équilibre minéral. Tous les végétaux sont remarquablement stimulés qu’il s’agisse de cultures potagères ou d’agrément.

Réputé « coup de fouet », à libération rapide, on l’introduit à la sortie de l’hiver et au printemps pour la préparation du sol, avant semis, repiquage ou plantation. Le guano est incorporé lors du bêchage après lequel on arrose généreusement. Pour l’incorporer en cours de végétation, il faut légèrement griffer le sol pour l’enfouir avant d’arroser.

Dosages préconisés

– éparpiller 50 g par m²

Comparatif des prix

Prix relevés en jardinerie

Pour une jardinerie qui distribue les produits d’une marque réputée pour son engagement en faveur du jardinage au naturel, les engrais naturels sont vendus aux prix de :

– Corne broyée – Seau de 2 kg  7€20, soit 3,60 € le kg

– Sand desséché – Seau de 2 kg 5€95, soit 3 € le kg

– Guano – Seau de 3kg  12€50, soit 4,16 € le kg

Les engrais sont conditionnés sous forme de granulés, plus facile à répandre que la poudre, mais vendus dans des seaux en plastique transparent qui ne raviront pas les puristes.

Prix relevés dans un magasin de bricolage

En grande surface de bricolage, les engrais sont proposés sous forme de poudre dans des boîtes en carton. Une bonne note pour le conditionnement, mais un produit peu pratique.

Quant aux prix, ils sont plus chers :

Corne broyée – sac de 4kg – 16€20, soit 4,05 € le kg.

Guano – 1,5kg – 8€55, soit 5,70 € le kg

Soit 25% plus cher pour le guano… Le rayon « jardinage biologique » se prête donc à de fortes marges.

Utiliser de l’engrais vert

dimanche, février 20th, 2011

Semer des engrais verts est une solution pour revivifier un sol épuisé en fin de saison. Garantir une bonne structure à sa terre est indispensable pour conserver un beau potager.

Le principe de l’engrais vert

Il s’agit de plantes de croissance rapide, capables de pousser même en arrière saison, et qui vont recouvrir le sol de leurs déchets. Elles produisent rapidement une forte quantité de matières organiques qui enrichissent la terre. Par leur fermentation, elles libèrent de l’azote et se transforment en humus, ce qui va immédiatement restructurer le sol. Au printemps, la terre est fine, grumeleuse, dégagée de toutes mauvaises herbes. L’humus agit comme une couverture végétale qui va empêcher le lessivage du sol et retenir le glissement de la terre dans les pentes.

Travaux pratiques

Acheter les bonnes espèces d’engrais vert
Vendus en sachets, les engrais verts sont distribués par la plupart des jardineries.
Les principales espèces sont la moutarde, la vesce, la luzerne et la phacélie. Les quantités à semer dépendent de la surface à couvrir :

Espèce 20 g couvrent… 500 g couvrent…
Phacélie 15 m² 250 m²
Vesce 5 m² 100 m²
Moutarde 10 m² 200 m²
Luzerne 10 m² 200 m²

Les semis

On commence par griffer légèrement la zone à ensemencer. Les graines sont ensuite semées à la volée. Elles sont enfouies en passant délicatement le râteau puis en tassant la terre, selon le même procédé que le gazon. Elles germeront en quelques jours.

L’enfouissement

Il est recommandé de passer la tondeuse fin octobre, alors même que le cycle végétatif ne serait pas achevé. Une bonne semaine plus tard, on bêche la surface pour enfouir la matière végétale.

Pose en dalles ou en lames pour une terrasse en bois.

dimanche, février 20th, 2011

Le bois est un matériau qui revient sur le devant de la scène et ne cesse d’évoluer pour offrir des solutions à toute construction et notamment des terrasses de jardin.

Une offre élargie

Franchissant les frontières des régions forestières, les terrasses en bois se sont diversifiées dans leurs styles et leurs essences. Proposées en bois naturel ou en composite, pour une pose traditionnelle en lames ou en dalles, les terrasses en bois se fondent désormais à tous les environnements. Couleurs et reliefs sont au choix. Ces terrasses sont appréciées pour leur solidité malgré que le bois se déforme, gonfle, sèche et craque au grès des saisons.

Les critères de choix

L’essence du bois est choisie pour sa bonne qualité et sa résistance aux agressions extérieures. Les consommateurs éco-responsables renonceront aux essences exotiques et vérifieront la provenance du bois certifié PEFC, issu de forêts gérées durablement.

On sélectionnera des planches sans nœuds, ni fentes, ni taches, parfaitement droites qui aient correctement séché. Même si les défauts peuvent être corrigés au moment de la pose, une lame mal débitée reprendra inévitablement sa forme.

Lorsque vous procédez personnellement à l’achat, ne faites pas de commande à distance et méfiez-vous des lots en promotion ou des offres proposées sur les sites web de vente aux enchères. Vous vous retrouvez avec des éléments inutilisables qu’il faudra racheter par ailleurs, augmentant le montant de la facture.

Choisir entre bois composite et bois thermotransformé

Quelques éléments de comparaison peuvent être fournis en l’état des connaissances sur l’évolution de ces bois au cours du temps.

Les caractéristiques du bois composite

Le bois composite consiste en un amalgame de poussières fines de bois et de résine (acrylique, PVC…). Les lames sont pleines ou profilées par extrusion, c’est-à-dire creuses.

Le bois composite est distribué partout pour un prix équivalent au bois traditionnel de classe IV. Il se manie comme du bois naturel, se coupe, se perce. Il ne requiert aucun traitement car il est teinté dans la masse, ce qui le rend hermétique aux insectes et aux champignons. En revanche, d’un naturel hydrophile, il a tendance à gonfler et à reprendre l’humidité perdue pour sa fabrication.

Les caractéristiques du bois thermotransformé

Le bois thermotransformé (ou rétifié) est un bois torréfié au four, assez longtemps pour modifier sa structure interne. Il est proposé en forme de lames.

Le bois thermotransformé est absent des rayons de grande distribution et n’est pas facile à trouver. Son coût est indiqué sur devis. Comme du bois naturel, il se met en forme, se coupe et se perce. Devenu inerte, il est inattaquable par les insectes ou moisissures et ne requiert aucun traitement. Son grand avantage est sa stabilité, il ne se prête à aucune transformation.

L’entretien d’une terrasse en bois

Construite en bois massif… c’est du bois sec. Laissez-le au grès des éléments, il virera au gris en un été et fera le régal des insectes. Plusieurs types d’entretiens sont envisageables pour le préserver du vieillissement :

– Bois huilé : l’huile est appliqué au printemps et à l’automne et le bois retrouve son aspect d’origine

– Bois lasuré : la protection est d’une plus longue durée et l’on peut donner une nouvelle teinte à sa terrasse. Il faut repasser une couche de lasure tous les 2 ans.

– Bois vernis : le vernis n’est envisageable qu’au profit des balcons abrités et ne convient pas aux grandes surfaces, en particulier si l’on marche dessus. Il faudra régulièrement le décaper pour le refaire.

La formation d’une terrasse en lames de bois

De l’orientation des lames dépendra la perspective que l’on donne à sa terrasse.

On produit un effet visuel de largeur en alignant les lames parallèlement à la façade de la maison. Pour favoriser la profondeur, on les oriente en direction de la maison. Si vous envisagez un aménagement plus complexe en alternant une pose alignée et perpendiculaire ou une pose à bâtons rompus, il est préférable de recourir à un paysagiste spécialisé qui vous fournira un plan de façon à être sûr de ses choix.

La fixation des lames consiste soit à les clouer ou visser sur des lambourdes, soit à les maintenir par des pattes métalliques invisibles. Elles sont séparées d’un espace libre d’au moins 5 mm de façon à ce que l’eau puisse s’écouler.

Si la terrasse n’est pas construite sur une dalle de béton, il faut préparer le sol :
décaper la couche superficielle de terre, la damer puis dérouler un matériau géotextile, une espèce de feutre qui freinera le développement des mauvaises herbes. Enfin, une couche de drainage, faite en sable ou en gravier, sépare le géotextile du plancher de la terrasse.
Lorsqu’il s’agit d’une pose sur lambourdes, il faut qu’elles soient de classe IV car elles sont en contact avec le sol. Elles sont fixées à angle droit par rapport au sens des lames, autrement dit à la perpendiculaire et séparées d’un intervalle de 30 à 50 cm selon la largeur des lames.

La formation d’une terrasse avec des dalles de bois

Plus modulable, les dalles de bois se fixent sur des lambourdes ou des plots réglables en plastique. Ces plots sont posés sous chacun des angles des dalles de sorte que quatre dalles voisines reposent sur un plot. Les plots sont vissés ou dévissés en hauteur pour s’ajuster au sol et égaliser le niveau.

Ce type de pose implique la construction d’une dalle en béton sur laquelle seront posés les plots. A défaut, on empêche les plots de s’enfoncer dans la terre en enterrant des supports qui les soutiendront. Il pourra s’agir d’une grosse pierre plate, d’un parpaing ou d’une semelle de béton.

Tout savoir sur le repiquage

samedi, février 19th, 2011

Il s’agit de transférer en pleine terre ou dans une plus grande jardinière les jeunes plants résultant des semis. Opération hautement risquée, le repiquage fragilise une plante qui n’est pas encore très vigoureuse. Des précautions sont à prendre.

Le bon moment pour repiquer

Il est recommandé de procéder au repiquage le plus tôt possible, aux premières feuilles. Plus le sujet est jeune, plus il reprendra vite sa croissance. En effet, le repiquage provoque l’arrêt de la végétation et il faut quelques jours pour qu’elle reprenne. Par jour de chaleur, on limitera la déshydratation en effectuant l’opération le soir, lorsque les températures baissent.

Le repiquage est inévitable si les semailles ont été condensées en raison d’un contenant trop petit ou de la toute petite taille des graines interdisant de les semer une à une. Les plants sortis de terre n’auront pas suffisamment d’espace pour leur croissance et se rendent vulnérables aux maladies telles que la fonte des semis.

Le repiquage intervient également lorsque l’on souhaite conserver des semis spontanés, mais les voir pousser dans un autre milieu du jardin, ou lorsqu’il s’agit de semis effectués spécifiquement en caissette ou en godet, sous châssis ou en pépinière, et dont les jeunes plants sont destinés au potager ou aux massifs.

Travaux pratiques

Préalablement au repiquage, il faut abondamment arroser les jeunes plants.

Quelques heures plus tard, on démoule les plants de leurs godets de telle sorte que la motte de terre vienne avec les racines. Pour les plans sous châssis, en terrine ou trop serrés, on utilisera une fourchette pour les déterrer sans rien abimer.

Dans les deux cas, pour favoriser la reprise, il faut démêler les racines enroulées sur elles-mêmes, voire couper le fond de la motte de façon nette avec une lame tranchante, ou couper les racines trop longues ou abimées (cas des poireaux). Pour les plants à racines nues, il est également recommandé de praliner les racines et de couper le haut des feuilles (cas des laitues).

Les plants avec motte, tels que les courges ou tomates, sont repiqués avec une houe ou un transplantoir. On commence par planter l’outil dans le sol, on le fait pivoter vers soi pour former un trou et on glisse le plant avec sa motte dans ce creux.

On rapporte ensuite la terre sur le plant puis on tasse pour que motte et racines soient bien en contact avec le sol. L’opération se termine par un arrosage copieux qui finira de tasser la terre.

Les plants à racines nues sont repiqués avec un plantoir. Le plantoir est enfoncé dans la terre formant un trou dans lequel on glisse le plant sans faire remonter les racines. Il faut alors presser la terre autour du plant et arroser généreusement pour obtenir un effet de tassement.

Les types de repiquage

Les jeunes plants sont enterrés jusqu’au collet, lequel se retrouvera au ras du sol. Cependant pour les chicorées, fraisiers et laitues, le collet doit apparaître au-dessus du sol. Pour ces espèces, le plant doit flotter.

A l’inverse, pour les tomates, le plant doit être repiqué plus profondément. Les premières feuilles seront enterrées et de nouvelles racines pousseront sur la portion de tige enfouie.

Il faudra donc se conformer aux préconisations de repiquage données pour chaque espèce.